HUGO ET LA PARODIE
C'était le jeudi 8 septembre 1831, le soir, dans ie bureau de la régie du théâtre de la Porte-Saint- Martin. On venait de donner la première représentation de la Caricature, revue en un acte, où les ouvrages de Victor Hugo n'étaient pas épargnés, bien que sa Marion Delorme fût alors en cours de représentations à ce théâtre. Des couplets de cette ^e^'Me avaient été interprétés d'une manière fâcheuse pour M"»" Dorval. Nous discutions avec M. Léry, directeur, pour qu'ils fussent supprimés. Victor Hugo, paraissant plus blessé de ce qui regardait ]\Ime Dorval que de ce qui le touchait lui-même, proposa de remplacer ces couplets par d'autres dirigés contre sa personne, s'il le fallait, afin de ne rien ôter au piquant de la scène. Soudain ildonna l'exemple en improvisant le couplet ci-après avec toute la liberté de rythme adopté dans ceuK. que l'on voulait retrancher :
LE couter:ti:mknt de juillet 379
Air : Mais, oui-dà!
J'pourraîs faire du scandale Avec les vers d'Hopo (du Goth).
C'est UD fameux vandale.
C'est un ûer visigoth.
Mais s'il est la, Deraut lui l'on n'peut pas dir' tout ça.