AMEDEE ACHARD
Sons ie pseudonyme de Grimm, sous celui d'Alceste ou sous son nom, Amédée Achard donna une note personnelle dans la chronique. A son arrivée à Paris, il avait •été introduit dans la presse par Anténor Joly, un des hommes à idées du temps de la monarchie citoyenne. C'est à l'Epoque, après le Courrier français, que s'établit sa réputation de journaliste, tandis que, avec Belle rose, il prenait un bon rang parmi les romanciers, menant de front, désormais, le journal et le roman. Gustave Claudin, dans ses Souvenirs, a raconté le duel, dont il fut témoin, d'Amédée Achard avec le critique musical Fiorentino : ce duel fut extrêmement sérieux, et Amédée Achard reçut une blessure qui mit ses jours en danger. Un article d'Achard dans le Corsaire avait déterminé la rencontre, en 1850, Bien qu'il se piquât d'opinions rétrogades, il avait des amitiés dans tous les camps, et, pour la partie littéraire, il est vrai, il fut l'un des collaborateurs du républicain Evénement fondé aj^rès la révolution de 1848. Quoique absot'bé plus tard par ses romans, dont le nombre est considérable, il continua à donner des articles au Journal des Débats et au Moniteur universel, notamment. Son dernier livre, la Toison, d'or, est de l'année même de sa mort.