REPONSE DE GEORGE SAND
Un journal rédigé par des dames a proclamé ma candidature à l'Assemblée constituante. Si cette plaisanterie ne blessait que mon amour-propre, en m'attribuant une prétention ridicule, je la laisserais passer,
Mais on pourrait croire que j'adhère aux principes dont ce journal se fait l'organe.
1° J'espère bien qu'aucun lecteur ne voudra perdre son vote en prenant fantaisie d'écrire mon nom sur son bulletin.
2° Je n'ai pas l'honneur de connaître une seule des dames quiformentdes clubs etrédigentdes journaux.
3° Les articles qui pourraient être signés de mon nom ou de mes initiales dans ces journaux ne sont pas de moi.
Je demande pardon à ces dames, qui, certes, m'ont traitée avec beaucoup de bienveillance, de prendre des précautions contre leur zèle.
George Sand.