M"^^ DE GENLIS
L'infatigable M"ie de Genlis, qui, non contente des cent Tolumes qu'elle avait publiés, travaillait encore jusqu'en ses derniers jours et laissait, en mourant, des ouvrages inédits, toucba au journalisme. L'ancienne éducatrice du duc de Chartres s'y plut à continuer sous une forme plus brève (ce qui devait lui être difficile) ces leçons de morale qu'elle aimait à donner, ne s'étant pas toujours souciée pour elle-même de ses enseignements. A la fin du Directoire et sous le Consulat, elle prit une part prépondérante à la Bibliothèque des Romans, qui paraissait périodiquement chez l'éditeur Maradau, et qui ne se bornait pas à la publication de la singulière littérature d'imagination du temps. Il y avait là aussi une partie de chronique, et sans doute M"" de Genlis trouvait-elle les livraisons trop restreintes pour tout ce qu'elle avait à dire. C'est là aussi qu'elle commença les Souvenirs de Felicie de S..., où il y a nombre d'anecdotes piquantes sur le xviii* siècle. Les livres nouveaux et les théâtres relevaient aussi de M"* de Genlis.