‹ Anthologie du journalisme du 17e si©·cle © nos joursChapitre 46 sur 171 · J.-T. MERLE · texte numérisé non relu

J.-T. MERLE

Merle, qui fut un auteur dramatique abondant, qui fui directeur de théâtre, demeura toute sa vie journaliste, fidèle à ses opinions légitimistes. En dehors de ses articles politiques, il rédigea successivement le feuilleton de la Gazette de France, de la Quotidienne, de ï Union. On sait qu'il avait épousé la grande et passionnée comédienne Marie Dorval. Très honnête homme, il prit le parti d'être un mari philosophe.

Si on le cite dans ce recueil, c'est à propos de sa collaboration au Sain jaune, publication accompagnée d'estampes satiriques, qui joua son rôle pendant la première Restauration. Fondée par Cauchois-Lemaire, rédigée par des écrivains qui venaient de différents partis, comme Etienne et de Jouy, elle représentait un royalisme libéral et plaisantait, selon un mot quelle créa et qui est resté, les « chevaliers de l'Eteignoir ».

Au retour de l'ile d'Elbe, les éléments bonapartistes dxxSain jaune l'emportèrent. Le numéro du 25 mars 1815 débutait par cette déclaration : « Cruellement mutilés par la censure, quotidiennement dénoncés par les journaux antifrançais, nous avons été quelque temps obligés de céder à la force des circonstances : ce temps d'une tyrannie passagère n'est plus. » Et le Nain jaune saluait le gouvernement « qui venait d'être rendu d'une manière si inespérée et si miraculeuse ».

Merle avait continué ù s'occuper des théâtres. L'article ci-dessous, ù la fin de juin 1815, a un intérêt historique, par l'évocation de la situation morale, et par là cet intérêt dépasse celui d'un simple feuilleton.

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