ARMAND MARRAST
La première notoriété d'Armand Marrast lui vint du viiscours qu'il prononça , au nom de la jetmesse des éooles, sur la tombe de Manuel. Le gouvernement de la Restauration le révoqua des fonctions de surveillant des études littéraires qu il occupait ù l'Ecole normale. Son tempérament combatif se trouva à l'aise dans la presse. Après la révolution de 1830. il devint rédacteur en chef de la Tribune, puis du National, non sans avoir eu, entre temps, bien des démêlés avec le 2^ou"^oiï'. qu'il attaquait arec une verve caustique. Obligé de quitter la France pour se soustraire à des poursuites, après les événements de 183i, il s'était réfugié en Espagne, où il avait été condamné ù mort — ce qui dépassait un peu le» rigueurs auxquelles il se dérobait — pour une publication contre la reine régente. 11 dut son salut ù une intervention opportune et regagna Paris. A la révolu- * n de 1848, il fut successivement l'un des trois secré-
res du gouvernement provisoire, puis membre de ce mwuvernement, maire de Paris, président de l'Assemblée nationale. 11 s'éteignait prématurément peu de lejup» nyrè.^ le coup d'Etat. Son désintéressement s'uttesla par
fiauvrett; au moment de sa mort.
Aux débuts de la monarchie de Juillet, il se montrait menaçant pour le nouveau gouvernement, qui allait bientôt avoir en lui un adversaire déterminé.