HONORE DE BALZAC
Balzac n'a pas fait que créer, parmi les personnage^ de sa prodigieuse Comédie humaine, des journalistes, Blondet, Nathan, Lousteau, Andoche Finot, Félicien Vernou, Hector Merlin, etc.; il n'a pas fait qu'écrire la Monographie de la Presse parisienne (dans le second volume de la Grande Ville, publication collective sous la direction de Marc Fournier, 1843), étude où, entre parenthèses, il eut quelques vues prophétiques. Outre sa collaboration, sous forme d'articles, à de nombreux journaux, il vowlut avoir sa revue i\ lui, et ce fut la Revue parisienne, qui parut en mars 1840, dans le format des Guêpes. Il avait fondé de grandes espérances sur cette publication, dont son ami Armand Dutacq organisa l'administration. Il pensait s'affranchir, pour ses romans, de l'intermédiaire des journaux et des libraires. La Revue parisienne, qui formait un petit volume in-32 de cent soixante pages, du prix d'un franc, ne lui valut cependant que des déboires, accrut ses dettes et lui fit des ennemis. Elle ne put avoir une longue existence. Cependant Balzac s'y était prodigué. Il avait donné là Z. Marcas et Un Prince de la Bohème, puis une étude sur le mouvement littéraire russe, des articles de critique, dont l'un, d'une importance particulière, était consacré à la Chartreuse de Parme, de Stendhal. Dans la livraison de septembre, sous la forme d'une causerie avec ses lecteurs, il donnait des explications personnelles, répondait à une calomnie selon laquelle il avait été « acheté « par le ministère, et en venait à traiber la question de la contrefaçon belge, qui sévissait alors imj)unéraent. Tout cela est aujourd'hui curieux à retrouver.
LE GOUVERNEMENT DE JUILLET 2i5