‹ Anthologie du journalisme du 17e siecle a nos joursChapitre 12 sur 185 · HIPPOLYTE RIGAULT · texte numérisé non relu

HIPPOLYTE RIGAULT

11 appartenait à l'Université, et la valeur de son enseignement lui avait fait une situation particulièrement en vue quand il entra au Journal des Débais en 1853. Bientôt, pour être appelé à un poste supérieur, il fut mis en demeure de choisir entre la carrière universitaire et les Débats. Il n'hésita pas, et ne fut que journaliste. Ses chroniques, dune extrême distinction d'esprit, étaient d'aimables leçons morales. Sainte-Beuve, tout en faisant grand cas de son talent, l'analysait finement en> disant que sa malice n'était point spontanée, qu'il lui fallait le temps de construire son thème « avant d'avoir ensuite tout son pétillement » et qu'il se préparait de loin à lancer le trait. Ce trait, au reste, n'était que piquant et ne blessait pas. C'était toujours, avec Hippolyte Rigault, le ton de la meilleure compagnie.

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