LUCIEN DESCAVES
, Romancier et auteur dramatique, Lucien Descaves n'a cessé d'être aussi un vigoureux journaliste, défendant les idées généreuses, plaidant les causes qu'il estimait justes, courùt-il quelques risques, parfois, à les soutenir^
Dans la presse, c'est au Petit Moniteiw qu'il débuta, mais c'est au Figaro, puis au Journal, dont il fut un des premiers collaborateurs, que s'affirma son talent, éner-^ gique souvent jusqu'à l'âprelé.
On sait le bruit que fit, en 1889, un livre de lui, Sous- Offs, succédant à un autre. Misères du sabre. Lucien Descaves fut poursuivi et acquitté. Il a donné des œuvres qui sont de puissantes peintures d'un milieu, les Emmures, la Colonne, Pliilémon, Vieux de la Vieille, des études pénétrantes sur Marceline Desbordes-Valmore, sur le graveur Georgin, l'Imagier d'Epinal, des impressions d'époque, la Maison anxieuse. Dans Paris bombardé. Au théâtre, il a fait représenter la Pelote, les Chapons, la Cage, la Clairière et Oiseaux de passage (en collaboration avec Maurice Donnay), l'Attentat (en collaboration avec Alfred Capus), la Préférée, la Saignée (en collaboration avec Nozicre).
Il est, depuis liiOO, membre de l'Académie Concourt.