CAMILLE PELLETAN
C'est en sortant de l'Ecole des chai'tes que Camille Pelletan, fils de l'homme politique qui devait être membre du gouvernement de la Défense nationale, fit ses premières armes de journaliste. Dans la guerre de plume faite au régime impérial, il apportait une verve qui se dépensait largement. Après avoir fait partie de la rédaction de la Tribune, il entra au Rappel, à sa fondation. Il ne tarda pas à y encourir une condamnation de presse. Il suivit les débats de l'Assemblée nationale à Versailles, €t ses courriers parlementaires, spirituels, incisifs ou s'élevant, par les portraits qu'il traçait des orateurs, à la hauteur de pages d'histoire, forment, réunis en un volume, l'Assemblée nationale au jour le jour, le tableau le plus vivant des luttes que se livraient alors les partis. Il fut, en 1880, un des fondateurs de la Justice, où il mena de très vives campagnes. Le polémiste fut élu député en 1881 et montra, à la Chambre, l'ardeur qu'il avait manifestée dans la presse. Ministre de la marine <?n 1902, ses idées ne laissèrent pas que d'être discutées. Une manière de légende était entretenue autour de lui par des journaux satiriques. Il avait trop d'esprit pour «n être affecté. Il se souvenait de ses brillants débuts de iournaliste.
Comme historien, Camille Pelletan a laissé un livre émouvant sur la fin de la Commune, la Semaine de mai, et une étude sur les Guerres de la Révolution.