‹ Anthologie du journalisme du 17e siecle a nos joursChapitre 99 sur 185 · PHILIBERT AUDEBRAND · texte numérisé non relu

PHILIBERT AUDEBRAND

Il était, dans sa verte vieillesse, riche en souvenirs, et: il les contait agréablement.

« Un biographe a dit, écrivait-il de lui-même, que^ avec les feuilles qu'il a noircies de sa plume, Philibert Audebrand couvrirait aisément la place du Carrousel^ et cela est rrai. Durant cinquante ans, il a fréquenté tous les Ihéàli-es de Paris. Hommes et choses, le mouve»-mcnt littéraire et le mouvement artistique, les auteurs^, les acteurs, le public, la salle, les coulisses, le foyec». l'affiche, le feuilleton, les procès, il a vu défiler sous sesyeux tout un monde bigarré, passionné, étrange, le pluscurieux de tous les mondes... » Observateur avisé, fli. n'avait rien laissé perdre des spectacles qui s'étaient, déroulés sous ses yeux.

Il avait collaboré à tous les journaux littéraires, fait de plus longues stations au Charivari et au Corsaire, àf. VEntr'acte, chioniqué partout où la chronique était en. honneur, touché ù tous les genres dans le journalisme,, et, avec une l'are fécondité, publié un nombre considé^-rable de romans et de livres, sans parler des pièces qu'it* avait fait jouer. Aussi, ayant connu tout le monde, étaitil intarissable ea anecdotes. On n'a pas laissé que depuiser souvent dans ses Petits Mémoires du dix-neuuièine^ siècle, dans ses yiéinoires d'un Passant, dans ses Petits; Mémoires d'une stalle d'orchestre.

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