DRAME LITURGIQUE DES STIGMATES DE SAINT FRANÇOIS
Fregil viclor^vîrlualis Hic Francîscus triumphalis Crucis adversarium :- ■-- Crucis lalor cordjalîs,.
Princeps pugnae spîritalîs, Insignis amantium. .
François, que vous voyez triomi>hant, ; A réduit, vainqueur valeureux,' .' '"-/^ L'adversaire de la croix ; Il porte celle-ci vaillamment, ■ Ilest notre chef dans lè combat. spirîtiièlj--^ II se tient au premier rang des amis der - Dieui "'-
■Quem praemisil rex fulurusy ~Pugnalurus, praevisuras • Celebrî consîlio, Praemunîvîl, ut securus.
Suis armîsj congressurùs " Salubri praesidio.
Le Roi qui doit venir l'a envoyédevant Lui
Pour combattre; Il en, a prévu l'action Dans son conseil souverain ;
Pour que son champion, n'eût rien à craindre. Il l'a muni
De ses armes, .11 l'a assisté "De sa droite puissante.
^ Chorus
Dîcaa nobis, o Francisée, Car affixua sis in crucc ?
Le chœur -
. Diâ'-nous. François, Pourquoi es-tu attaché à la croix ?
Francîscus
Quia Crucis conlemplalor Algue carnis supplànlalor ',Semper fui sedulûs.
-Quia mundi abdicator ' , Alque crucis îmilalor,, Vilae Chrisii baiulus.
François
Parce que j'ai toujours été zélé Contemplateur de la croix Et contempteur de la chair ; Parce que j'ai renoncé au monde Pour m'attachera" la croix , Et embrasser la vie du Christ.
Amor lesu me accendens" Alque dulcor cor absorbens
Auxil desideria.
Sursum fixa meule lendens Vidi lesum infra fervens
Specîe seraphica.
L'amour de Jésus m'embrasant
Et sa douceur absorbant mon cœur, '
Mes désirs se sont accrus ; Tandis que je tenais mon esprit en haut.
Et que je me consumais sur terre, j'ai vu Jésus "
Sous. les dehors d'un séraphin.
Chorus
Le chœur
Die, Francisée, quid fecisli Dis-nous, François," qu'as-tu fait Poslquam lesum adspexisli ? Après avoir vu Jésus ?
Franciscds
Fbançois
Dulcem lesum quo ardebam Je brûlais de voir mon doux Jésus
E vîcîno dîslînguebam Adspeclu seraphîco.
Gralo vullu aesluabam El effeclum excedebam Affeclu mîrîfico.
Et- de le voir si près de moi
Sous les dehors d'un séraphin.
Le visage plein de j<$ie je me conaumaisf Je sentais mes forces se multiplier Du fait d'un amour indicibles*
Alîs senis convelaîus, Plagîs qmnîs saucialus, Tolus dire cruenlalns.
Sic eral insignilus.
Il se voilait de ses six ailes, Ses cinq plaies étaient ouvertes, Il était tout ensanglanté cruellement ; Yoilà ce qui le distinguait.
Mox amoré siimulatus Et dolore conclavalusi In dileclum im'mulalus Innovalor spirilus. \
Bientôt, poussé par l'amour Et frappé par la douleur, Je me suis mué en mon bien-aimé Qui renouvelait mon esprit.
: Chorus
Le chœur
DiCj, Francisée; .gaid fecisli . Dîs-noue, François, qu'as-tu fait ConlemplandoplagasChrisli? En contemplant les plaies du Christ ?
Frangiscus
Mente mire inflamma-i .
Et sic carnem sigillari Ac dilecîi Iransfôrmqri , In fulgidam speciem :
Franqois
Mon esprit s'est embrasé étrangement, ' Et c'est ainsi que ma chair a regu
l'empreinte De mon bien-aimé et s'est transformée En un corps de lumière :
Manus, pedes conclavari, Dextrum latiis lanceari, Christum servum irnilari.
In sua effigie.
Mes mains, mes pieds ont été percés
de clous, - '^ ;^
Ma droite a été ouverte par la lance';' -
Le Christ s'est fait notre serviteur ; je
l'ai imité
En prenant la même livrée que lui.
Chorus
Die, Francisée, crucifère.
In le signa scimus vere P
Le chœur
Dis-nous, François, crucifère, Les signes que tu portes sont-ils véritables ?
Duo
Cerle multis argumenlis Constat forma redimenlis.
Deux clercs
Assurément pour bien des raisons
On reconnaît les signes du Rédempteur.
- ' THOMAS DE CELANOT^ - 3()
Chorus Le chœur
Z)ic no&is, FranciscCy Ois-nous, François,
Qttid vîdîsH in crues P Qu'as-tu vu sur la croix ?
'Fhanciscds (1) François --
Filium Dei vîventîs Le Fils du Dieu vivant
Crucifixam pro amore genlis. Crucifié pour l'amour de son peuple.
N ' Duo (2) Deux clercs
Credendum est magis soli Le véridique François est plus dig^e
Francisco veracî. de confiance à lui seul
Quant mundanorum lurbae Que toute la foule menteuse des mon-
fallacî. ~ dains.
Chorus (3) . Le cuœur
Scimus Christum perluïîsse Nous savons que le Christ a souffert Morlem crucîa vere. Véritablement la mort de la croix.
Tu nobia, viclor rex, miserere. O Roi, vainqueur de la mort, ayez Alléluia ! ■ pitié de nous !
ÂUeluia 1
(1) Ici le texte publié par Daniel porte Duo au lieu de Franciacus. .(2) Ici Daniel porte Choraa.
(3) Ici Daniel porte Duo.
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