‹ Anthologie protestante française, 16e et 17e sieclesChapitre 125 sur 191 · MICHEL LE FAUCHEUR · texte numérisé non relu

MICHEL LE FAUCHEUR

Michel Le Faucheur est né près de Genève, vers 1385, et mort à Paris, le 1" avril 1637. Pasteur à Annonay en 1607, il fut amené à prêcher à Charenton en octobre 1609 : « Le lundi 12 octobre, dit le Journal de l'Estoile, ceux de la paroisse de Charenton faisaient partout un panégyrique de l'excellent prêche qu'avait fait, le jour de devant, audit Charenton, un jeune ministre d'Anuonay-en-Vivarais, âgé de vingt-quatre à vingt-cinq ans seulement, nommé Le Faucheur... Il tirades larmes de la plupart de ceux de l'assistance, même de ceux de M. de Sully. Encore que les componctions en ceux de sa qualité soient fort rares, ceux qui m'en ont parlé sans passion... m'ont dit qu'à la vérité son esprit et sa doctrine passaient bien son âge, et que sa hardiesse, éloquence et action par-dessus tous ses compagnons, voire les plus anciens et renommés, promettaient quoique chose de grand et non vulgaire. » 11 fut pasteur à Montpellier de 1612 à 1636 et fut ensuite appelé à Paris, oii il prêcha à Charenton jusqu'à sa mort. Très mêlé à la vie des synodes réformés et à plusieurs négociations importantes de ses coreligionnaires avec la cour, il fut essentiellement un prédicateur. On lui doit un Traité de Vaction de l'orateur (1637). Son œuvre consiste en des

recueils de sermons dont on trouvera la liste dans la France protestante des frères Haag (t. VI, pp. 495-496). Le Faucheur s'adresse peu à l'imagination et vise directement la conscience. Comme ses contemporains, il étudie jusqu'à la minutie les textes proposés. Su langue est plus châtiée et plus moderne que celle de Dumoulin ; elle est même en avance sur celle de Mestrezat, plus jeune que lui de sept ans .

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