‹ Anthologie protestante française, 16e et 17e sieclesChapitre 158 sur 191 · Op. cit. — Sonnet xxix · texte numérisé non relu

Op. cit. — Sonnet xxix

Métal, de tant de maux l'auteur, Objet de crainte et d'espérance;

Or fatal, tu viens dé l'Enfer,

Pour nous faire un siècle de fer,

Dans le riche siècle où nous sommes. J,

Mais, ô vertu, rare trésor!

Si tu descendais sur les hommes,

On reverrait le siècle d'or. 1

SUR LA CAPTIVITE DE BABVLOiXE '

Retire-toi, soleil, importune lumière ; Qu'en l'horreur de la nuit mes tristes yeux plongés En deux sources de pleurs soient pour jamais changés. Jérusalem n'est plus qu'un monceau de poussière.

Des cruels Ghaldéens la bande meurtrière A nos palais détruits, nos trésors saccagés, Nos princes, nos enfants, nos prêtres égorgés, Et rendu la Judée un affreux cimetière.

Dieu même à leur fureur a livré sa maison, Et contre son saint peuple, en exil, en prison, Déploie en leur faveur ses plus terribles peines.

Oui,Dieucombatpoureux,il marche au premier rang. Ah ! c'est peu que mes yeux se changent en fontaines : Exprime-toi, mon cœur, par des larmes de sang.

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