‹ Anthologie protestante française, 16e et 17e sieclesChapitre 189 sur 191 · LES PLAINTES MAUVAISES · texte numérisé non relu

LES PLAINTES MAUVAISES

... Quand on rentre dans soi-même, on croit pouvoir se plaindre de Dieu à ces trois égards : on trouve ses lois trop sévères, ses jugements trop rigoureux, ses grâces temporelles trop peu abondantes.

... Mais y faites-vous bien réflexion? Vous vous plaignez des lois de Dieu. Qui êtes-vous ? D'où élesvous venu ? Qui vous a donné la naissance ? Dieu n'est-il pas votre maître ? Cette étendue immense qui paraît à vos yeux, ces espaces infinis où votre imagination se perd, les cieux qui roulent sur nos têtes, cette terre qui vous soutient, n'est-ce pas l'empire de Dieu? Et vous, vile créature, reléguée dans un coin de cet univers, vous maison d'argile, vous vermisseau, vous néant plus vain « que la vanité même », vous qui ne faites que vous « promener parmi ce qui n'a que l'apparence », vous murmurez contre les lois de

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