‹ Anthologie protestante française, 16e et 17e sieclesChapitre 190 sur 191 · Même recueil. — Sermon sur le Jeûne de 1706, pp · texte numérisé non relu

Même recueil. — Sermon sur le Jeûne de 1706, pp

Dieu; vous voudriez être les maîtres de la religion, vous voudriez lui dire : Défends ceci, permets cela ; vous voudriez lui faire la loi sur son trône. Quelle folie ! ... Ah! si vous déploriez votre corruption ! si vous disiez dans l'amertume de votre âme : c Misérable que je suis, qui me délivrera de ce corps mortel? » il vous consolerait lui-même; il vous dirait a qu'il ne rompt point le roseau cassé, et qu'il n'éteint point le lumignon qui fume ». Si, confus de votre faiblesse, vous vous jetiez à ses pieds pour implorer son assistance, il vous donnerait son esprit, qui, portant sa force et sa lumière jusqu'aux replis les plus cachés de votre cœur, déracinerait votre corruption dans son centre. Mais vous aimez vos péchés, vous outragez cette main charitable qui vous est offerte, « vous contristez le Saint-Esprit », vous changez « la grâce de Dieu en dissolution » : après cela vous vous plaignez que les lois de Dieu sont sévères : vous regardez Dieu législateur comme un ennemi mortel qui vous fait la guerre. Ah ! que ces reproches sont injustes! « Mon peuple, que t'ai-je fait? » Mes commandements sontils pénibles, et « mon joug » n'est-il pas « aisé » ? « Mon fardeau » n'est-il pas « léger »? Ne suis-je pas « doux et humble de cœur ? Mon peuple, que t'ai-je fait ? En quoi t'ai-je travaillé? Réponds-moi. »

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