‹ Anthropologie bolivienneChapitre 35 sur 199 · GUARANIS. — RAMEAU DES GUARAYOS · texte numérisé non relu

GUARANIS. — RAMEAU DES GUARAYOS

J'ai déjà dit que les Guarayos se distinguent des cintres Guaranis par leur taille plus élevée; ils présentent encore une particularité très curieuse : ils sont tous pourvus (à ce qu'affirme d'Orbignyj d'une barbe longue qui couvre la lèwe supérieure, le menton et même le côté des joues.

Les Guaranis sont en général bons, aiïables, francs et hospitaliers. Divisés par petites tribus, par familles, ils se fixent toujours au bord dune rivière, d'un lac, soit à la lisière d'un bois, soit au sein des forêts; ils sont ordinairement sédentaires, agriculteurs et chasseurs en même temps. Dans ces conditions, ils sont généralement nus; mais ceux qui habitent dans les missions catholiques ou qui vont chercher du travail dans les exploitations agricoles usent du pagne et quelquefois même de costumes complets qui leur sont remis par les factoreries européennes. Mais il n'est pas rare de trouver, sous ce rapport, la plus grande diversité dans le même village, ainsi qu'on pourra en juger par les photographies ci-jointes. Ils sont intelligents et apprennent facilement tout ce qu'on leur enseigne. Au bout de six mois de séjour dans les villes, ils parlent très bien l'espagnol et exercent les métiers auxquels ils s'intéressent.

Les Guaranis de Bolivie s'étendent depuis la province de Chiquitos jusqu'à la rivière Bermejo, et depuis les derniers contreforts andins jusqu'au Brésil. Ils se divisent en deux rameaux : a. les Guarayos; b. les Chiriguanos.

a. Rameau des Guarayos.

Les Guarayos sont limités à l'Est et au Sud-Est par les Chiquitos et au Nord-Ouest par les Mojos.

Les Guarayos et les Siriônos descendent, sans aucun doute, dit Dalence, de petites troupes d'Espagnols qui s'étaient égarés dans les forêts, les uns ayant abandonné leur chef, les autres à la recherche des royaumes rêvés du Paititi et du grand Mojo.

GUARAYOS.

Cliché tic M. .I.-B. Vaudry.

Fig. 5o. — Indiens Guarayos (de la Mission de Yaguaru, département de Sanla Cru/.).

Observations. — Ces Indiens portent sur leur dos une sorte de hotte (appelée panacû) laite en feuilles de palmier et dont ils se servent pour transporter leurs vivres ou d'autres objets. Ils portent ainsi en voyage jusqu'à 5o kilogrammes sur leurs épaules, tout en parcourant de 5o à do kilomètres par jour. L'homme qui est à droite, sur la photographie, est revêtue d'une chemise courte faite en écorce de bibosi. Les Guarayos et les Guaranis du Paraguay parlent la même langue, ou tout au moins se comprennent entre eux. La photographie, laite en pleine lumière, les fait paraître noirs alors qu'ils ne sont que basanés.

AMUHOI'DLOCIb l'.OUWENNE.

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