‹ Anthropologie bolivienneChapitre 51 sur 199 · RÉSUME · texte numérisé non relu

RÉSUME

Telle est, approximativement, la position géographique que

les diverses nations indigènes occupent sur le territoire bolivien.

Si Ion cherche à localiser dans les départements les différentes populations indiennes dont je viens de parler, et d'autres encore dont il n'est pas mauvais de citer au moins les noms, ne fût-ce que pour savoir approximativement où elles se trouvent, on obtient les résultats suivants que j'emprunte à M. V. Ballivian :

Territoire national de colonisation. — Araonas, Amaguacas, Canaris, Garipunas, Capechenes, Canomamas, Ghages, Cuseneris, Espinos, Guarayos, Hipurinas, Huachiparis , Maneteris, Machicangas , Mascos, Pacaguaras, Napiris, Piros, Rupurucurus, Remus, Yanialubas.

La Paz. — Aymaras , Cavinciios , Ghimanes , Guacanaguas, Lecos , Machuis , Mosetenes, Quéchuas, Toromonas.

Béni. — Ghacobos, Itenez, Mojos, Movimas, Pacaguaras, Pausernas, Sarabecas, Sansimonianos ou Baures, Sinabos, Sirionos.

Oruro. — Aymaras, Quéchuas, Unis.

Santa Cruz. — Bororoses, Chiriguanos, Carigueos on Cayubeos, Chiquitos, Guarayos, Izozenos, Paunacas, Penoquics, Potoreras, Sirionos, Trabasicois, Yaniguas.

Chuquisaca. — Chamacocos, Ghiriguanos, Samucos, Guanas.

Tarija. — Abayas, Angaites, Chaneses, Chiriguanos, Chorotis, Guaicurus, Guinais, Lenguas, Matacos, Tobas, Sapuquis, Sanapanas.

Ancien littoral rolivien. — Atacamas, Cliangos.

Voir, fig. if), p. /j i , la Carte des Tribus indiennes de Bolivie.

J'ai pensé qu'il était nécessaire de faire connaître, d'une manière succincte, la mentalité et la manière de vivre des populations que je vais étudier au point de vue anthropométrique. J'ai donc utilisé le questionnaire rédigé jadis par la Société d'anthropologie de Paris, et j'ai prié différentes personnes compétentes et de bonne volonté de répondre aux questions posées.

Je tiens à remercier ici, tout particulièrement, mes principaux correspondants: M. Louis Saunier, ingénieur, qui a résidé près de deux ans sur les plateaux boliviens; M. Alfred Dereims, géologue éminent, chargé de cours à la Sorbonne, qui a exploré pendant plus de quatre ans les mêmes régions; M. J.-B. Vaudry, ingénieur des arts et manufactures, qui a parcouru en tous sens pendant sept ans les régions de l'Est à l'occasion d'une mission officielle de délimitation du Chaco bolivien, argentin et brésilien; enfin, M. l'ingénieur Louis Galland et l'aimable M. E. WolfF, ancien agent consulaire de France en Bolivie, qui ont bien voulu, tous deux, mettre à ma disposition leur longue expérience des indigènes au milieu desquels ils ont vécu pendant plus de vingt-cinq ans.

On voit que, dans ces conditions, les réponses au questionnaire présentent toutes les garanties désirables.

Ces notes se rapportent exclusivement à l'Indien quechua des Hauts-Plateaux, dans la région comprise entre Uyuni, Potosi et Toropalca, et habitant par conséquent les vallées des affluents supérieurs du Pilcomayo.

Mais, avant de passer à mou questionnaire, qu'il me soit permis de jeter un petit regard en arrière et de rappeler qu'en l'année 1571 le service des informations et découvertes fut centralisé, à Madrid, entre les mains de Juan Lopez de Velasco. Sur son initiative, une enquête fut prescrite pour «arriver à bien

connaître les Indes afin de les bien administrer et de les faire progresser. »

Les instructions furent rédigées par J. Lopez de Velasco, et il est intéressant de citer quelques-unes des questions qui se rapportent à notre cadre.

Page 1