‹ Anthropologie du Mexique (volume 2)Chapitre 2 sur 18 · PUEBLOS ANCIENS ET ACTUELS. — CLIFF-DWELLERS ET MOUND-BUILDERS · texte numérisé non relu

PUEBLOS ANCIENS ET ACTUELS. — CLIFF-DWELLERS ET MOUND-BUILDERS

Sommaire. — Observations générales de M. Domenecb sur les Indiens du centre et du nord du Mexique. — Caractères extérieurs et craniologie des Pimas, des Cahitas et des Tépéhuanes.

Observations générales de M. Domenech sur les Indiens du centre et du nord du Mexixiuv.

Les deux paragraphes qui terminent le pre'cédent chapitre ont mis en dvidence d’une manière assez nette ia permanence à l’dtat sporadique, en un certain nombre de districts du Mexique méridional et central, de petits groupes de population offrant en commun des caractères physiques qui les rattachent intimement à la race ancienne du pays. Les Etats d’Oaxaca, de Guerrero, de Puebla, de Vera-Cruz, de Tamaulipas, de San-Luis-Potosi , d’Aguas-Calientes, de Zacatecas, de Xalisco, où vivent disséminées les tribus des Chochos et des Mèques, ne sont pas les seuls où se soit maintenu ainsi l’élément primitif et fondamental dont les Otomites sont la plus complète expression.

Le seul voyageur qui ait étudié en anthropologiste les Indiens actuels du Mexique, M. Domenech, a trouvé dans tout le cours de son voyage de Mexico à Durango des individus appartenant de même à ce type ancien. Dans une note qu’il a bien voulu me communiquer, il résume de la façon qui suit ses remarques sur la matière : «Les sujets qui ont particulièrement appelé mon attention ont les cheveux d’un noir de jais, touffus, gros et durs, les yeux toujours foncés, encadrés de paupières quelquefois un peu obliques. Leur crâne est cubique, taillé à pic en arrière ; leur front est bas, leur nez est large, plat et court. La bouche est grande, les lèvres sont épaisses. Des pommettes saillantes, un menton un peu pointu achèvent de caractériser leur physionomie toute spéciale, n

Sur cent individus appartenant à ce type, distingué par notre voyageur, dix sont presque noirs de peau, quarante-deux d’un brun sombre, dix olivâtres, trois seulement

jaunâtres, huit enfin d’un brun tirant sur le rouge L rLes sujets à peau foncée, dit M, Domenech, sont surtout répandus dans les États d’Hidalgo, de Queretaro, de Guanajuato et de Durango^; ceux à peau brune sont, au contraire, relativement plus nombreux à Mexico et à Zacatecas. 51

M. Domenech na malheureusement pas pu pénétrer dans le Chihuabua. Il y aurait trouvé un nouveau groupe ethnique, qui, vu d'ensemble, offre des affinités incontestables avec ceux que nous venons d examiner. Nous voulons parler du groupe pima.

Les Pimas. — Les Pimas , qui forment aujourd’hui , dans l’ethnographie du Ghihuahua , du Sinaloa et de la Sonora, un certain nombre d’îlots plus ou moins importants constituaient autrefois un ensemble continu qui s’étendait depuis le centre de l'Etat de Durango jusqu’à la frontière septentrionale du Mexique. Le substralmn ethni([ue qu’ils représentent se compose en partie, du moins à ce qu’il paraît, d’éléments semblables à ceux que nous venons de dégager de la masse des populations des Etats plus méridionaux.

11 résulte, en effet, des observations recueillies en pays pima par MM. Heermann, Pinart et Ten Kate qu’une partie de ces Indiens sont brachycéphales et offrent avec les

' Ces six tons, coloriés d’après nature par M. Doriienecli dans le tableau manuscrit qu’il a bien voulu me remettre, se rapportent assez exactement aux numéros suivants de l’échelle chromatique de la Société d’aiithropolog-ie

de Paris :

Page 1