PRÉFACE
ligne ne peut être tracée avec certitude, à tous égards du moins; comme, d'un autre côté, il faudrait avoir étudié les phénomènes spirituels dans les deux vies pour pouvoir les distinguer, quant à l'essence ou quant au degré, même d'une manière simplement approximative ; comme enfin nous ne pouvions, sans un grave inconvénient, étudier une partie ou un degré des phénomènes spirituels qui se manifestent dans l'homme sous le titre de vie humaine, et l'autre partie ou l'autre degré sous celui de vie animale : nous nous sommes décidé à les étudier tous et tout entiers sous le premier de ces titres , sauf, pour le réduire ultérieurement à son étendue propre, à en retrancher tout ce que l'observation démontrera être commun à l'homme et à l'animal. Cette réduction n'a pas été faite explicitement, mais elle résulte de ce qui a été dit des facultés de l'ame des bêtes et du degré d'énergie de ces facultés. En comparant ce résultat avec celui qui a été obtenu antérieurement dans l'étude des facultés humaines et de leurs prodiîits, le lecteur peut facilement réduire la vie humaine proprement dite à sa juste sphère. Il apercevra très-aisément que l'homme possède en propre : l*' la réflexion, et, par suite, la conscience, la personnalité, la volonté réfléchie, la liberté, le langage ; 2" la raison proprement dite, ou faculté des idées non sensibles, les conceptions, et par conséquent les sentiments qui correspondent à ces idées; que son entendement proprement dit (voir ce que nous entendons par ce mot) est supérieur à celui de la brute, et que ses sens ont ou plus d'énergie ou plus de délicatesse.
Si nous ne nous sommes pas étendu davantage sur les perceptions, ou plutôt sur les intuitions externes (car ce