‹ Anthropologie spéculative générale (volume 3)Chapitre 8 sur 69 · VL · texte numérisé non relu

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MëflMHle générale A «alTre dans rAnOtFopolosle

et la Psyeiiologie*

Pour surmonter de notre mieux ces difficultés , nous croyons devoir suivre la méthode indiquée dans le tableau qui précède.

I. Ainsi, en ce qui concerne l'ordre suivant lequel nous étudierons les différentes parties de l'anthropologie , ou la classification des matières, nous ferons passer l'anthropologie générale avant l'anthropologie spéciale, celle-ci n'étant qu'une modification de celle-là; l'anthropologie spéculative avant l'anthropologie pratique, qui n'est que la première en action ; la vie normale ou régulière avant la vie anormale : car, outre que celle-ci n'est qu'une exception, ce n'est que par la première qu'on peut la reconnaître et apprécier son degré d'irrégularité.

Il n'est pas moins naturel de prendre une connaissance exacte des différentes espèces de déter-^ minations du principe vivant, c'est-à-dire des dif-

férentes formes de la vie, avant de s'occuper du rapport de ces formes entre elles et avec le sujet qui les revêt et qui les produit en partie.

Ce n'est qu'après avoir fait cette étude qu'on peut logiquement passer à celle de la nature , de l'origine et de la durée du principe pensant luimême.

Mais une question de méthode d'une importance toute spéciale ici est celle de savoir dans quel ordre il convient d'étudier les différente^ formes ou déterminations de la force vitale.

Si nous voulions étudier l'homme synthétiquementy en commençant par ce qu'il renferme de plus étranger à sa nature propre , et en passant insensiblement à des déterminations plus élevées, jusqu'à ce que nous parvinssions à ce qui le caractérise d'une manière toute spéciale, il faudrait partir de la vie physique , et finir par la vie intellectuelle.

Mais puisque l'homme nous est tout donné synthétiquement par la nature, nous devons l'étudier d'une manière analytique, en commençant par ses caractères les plus saillants, pour finir par ceux qui lui conviennent le moins, et qui ne sont que comme des conditions des autres; c'est-à-dire que nous devons commencer par la vie intellectuelle , et finir par la vie physique.

Une autre raison de cette marche, c'est que nous allons de l'interne à l'externe, de l'ame au corps, de l'esprit à la matière, de la psychologie à la physiologie , de la philosophie à la physique.

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degré supérieur, ce qui est spécial à ce degré, et ce qui lui est commun avec les degrés inférieurs. €e n'est donc que dans la synthèse qui terminera, en forme de résumé, ce travail analytique sur la quadruple vie de l'homme, que nous pourrons faire la part de chacune d'elles d'une manière plus stricte.

Maintenant, pour déterminer le nombre des fonctions ou aptitudes de l'ame humaine, nous ne pouvons qu'observer les différents états de cette ame, et les concevoir de manière à obtenir les divisions et subdivisions nécessaires. Nous procéderons ainsi a posteriori et a priori tout à la fois. Or, nos aptitudes peuvent très-bi^n se diviser d'abord en passives et contemplatives, et en actives et pratiques.

Les premières sont : 1** la sensation, 2® la perception, 3^ l'entendement, 4^ la raison ,r 5*^ le sentiment, 6® la conscience et la réflexion; — suivant qu'il s'agit d'une sensation ou affection corporelle, de la perception des choses extérieures, du travail de l'esprit sur les matériaux sensibles de la connaissance, des conceptions ou notions qui sont le produit immédiat de la raison quant à la matière et quant à la forme tout à la fois, des affections morales qui naissent à la suite de certaines conceptions, enfin de la connaissance vague spontanée ou réfléchie que nous avons de tout ce qui se passe en nous.

Les secondes, qui correspondent aux premières, «ont : 1^ l'instinct, 2^ la locomotilité , 3*^ la parole,

PAOPRBMBNT DITE. 17

4^ la volonté, 5^ les passions, 6® la liberté et l^empire de soi.

Cependant cette division et cette classification n'ont rien de bien rigoureux : nous ne sommes ni toujours passifs et contemplatifs dans le premier ordre de facultés, ni toujours actifs dans le second. Il y a un autre inconvénient encore dans cette distribution des aptitudes : c'est que le second moment d'un phénomène interne complet se trouve renvoyé trop loin de celui dont il dépend; la réaction tient immédiatement à Faction. Mais ces inconvénients, et tous ceux qu'on pourrait signaler encore, sont la conséquence nécessaire de tout ordre qu'on cherche a établir dans l'étude des fonctions de l'esprit. Un ordre quelconque destiné à faciliter l'étude par le moyen de l'abstraction et de la classification , est désordre si on le compare avec la nature; tout ordre brise des rapports naturels : car rien n'est plus intimement un que le mécanisme intellectuel; l'analyse fait donc toujours abstraction d'un rapport, et cependant nous ne pouvons étudier qu'à la condition de décomposer ainsi.

Il n^ a donc point de division ni de classification en psychologie qui soient à l'abri de tout reproche, parce que les parties du tout à diviser * sont entre • elles dans un rapport mutuel constant et universel.

Voici la division et la classification que nous adoptions autrefois, mais qui présentent aussi des inconvénients.

DB LA TIE HUMAiriE

Sensibilité

AiriTUDKS

du moi

Intelligence

{Sensibilité pbj- 1 externe, sique l interne,

/-téléolo^que.

Sensibilité non-) î?iï*}«ï«%,i.

'logique, r Instinct

ou reacuon 1 Habitude.

^Passion.

{Perception externe.— Réceptivité.

Perception interne. -* Conscience.

Conceptions. — Raison.

^Mémoire.

Association des idées

considérée» JÎXbÔ""""- Déduction.

2« moment — Facultés

composées

relativement

aux

Signification (lan-

Esprit, bon sens,

finesse.

Saçacité, pénétration.

Subtilité.

Profondeur.

Etendue, élévation, précédentes, \ Ingéniosité, ou celles-ci 1 Bonne tête, considérées I Talent, pratiquement 1 Originalité. > ^^„.

*^ ^ 1 Invention. J Génie.

\ Tact sodal , artis- ^ tique. — Goût.

Il y a dans toute détennination du moi activité, soitfatale» soit spontanée, soit volontaire ou libre. C'est pourquoi nous ne donnions aucune place distincte à Taetivité et à ses différentes formes : elle n'est nulle part spécialement, parce qu'elle est partout.

Nous suivrons notre première division , mais en y ajoutant, par forme de complément, les facultés relativement composées qui se trouvent à la fin de ce tableau, et qui ne sont que des dénominations données par le vulgaire à l'exercice com-

plexe d'un certain nombre de capacités et de fa*^ cultes fondamentales.

Eu sorte que cette première partie de Tanthropalogie (la vie normale intellectuelle générale) se résume ainsi :

rprimiUves et KUUfemenl8impleii||3J f^^^"^'

Aptitudes / secondaire! et relativement composées. —Voir le Tableau précédent. I Nous examinerons plus tard s*il n'y aurait pas de réduction posl sible.

La correspondance immédiate des fonctions physiologiques avec les aptitudes de Famé peut être indiquée à peu près de la manière suivante :

l'* SÉRIE.

APTITUDBS. OB6ANE8 GOBRESPQNDAMTS.

1° Sensation Nerfs. — Innervation.

S"* Perception Organes des sens.

S" Entendement Cerveau (?)

4* Raison Cerveau (?)

5« Sentiment Cœur et autres viscères.

6° Conscience et réflexion Cerveau (?)

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