‹ Anthropologie spéculative généraleChapitre 29 sur 72 · DU VISAGE K · texte numérisé non relu

DU VISAGE K

La première couche de muscles faciaux qui intéressent le physionomiste sont :

1** Le frontal — élève les sourcils; — se contractant de haut en bas = air sombre et mélancolique, joie expansive, sérénité d'ame, terreur subite , épouvante.

^ Voir aussi, pour diflerenles fonctions pbysiononiiques de ces muscles, ainsi que sur l'expression physionomi([ue en général, Blaud, Traité élémentaire de Physiologie philosophique, t. u, p. 19."5.

DU PHYSIQUE JblT DU MORAL. 123

2*' Le pyramidal — abaisse le front = grandes douleurs de l'ame, tous les genres d'affections pénibles, sévères et concentrées; rêve, conspire; haine, envie, remords, tristesse, etc.

3® Le temporal — ?

4" L'orbiculaire — protège l'œil , exprime une douleur profonde, sanglote; resserrement sinistre et sombre , occlusion particulière de l'œil.

b^ Le labial ou orbiculaire des lèvres — parle, baise, fait la moue, la petite bouche, siffle, etc.

6** Le carré exprime sentiments douloureux, passions tristes, chagrin sombre.

7° Le triangulaire est aussi le siège de l'expression des sentiments pénibles, affections oppressives.

S'' Le masséter — ?

9*^ Le zygomatique — contracte la bouche en arrière = joie à tous les degrés, grimace.

10** Le buccinateur — contribue au rire sardonique.

ir Le canin—?

12° Le releveur de la lèvre supérieure — ?

IS** Le releveur commun — presque exclusivement relatif à la physionomie — ?

14** L'abaisseur du nez — resserrant les narines; mouvements divers des narines par l'action combinée de ce muscle et du précédent et du suivant, très-variée , très-significative.

15** Le transversal du nez — ?

16** Le peaucier — moins considérable dans l'homme que dans l'animal, se dessine surtout chez les personnes sévères, colères, chagrines, et donne une forme anguleuse au tout.

124 HAPPORTS SPÉCIAUX

IT** Le sterno-mastoïdien — ?

18« Le trapèze — ?

19" Le sterno-hyoïdien — ?

20** Le sterno-thyroïdien — ?

Les muscles de la seconde couche sont :

21'' Les muscles sourciller s — ramènent les sourcils vers le nez = sentiments concentrés , sombres.

22** Le releveur de la paupière supérieure — relève la paupière, clignote, antagoniste de l'orbiculaire; — prend part à l'expression des passions indiquées par le frontal, le sourciller et le pyramidal = pudeur, modestie, abattement, coquetterie, molle langueur; — uni à une sorte de trouble dans l'œil = désir ou habitude des émotions voluptueuses.

23** Les quatre muscles droits, et le grand oblique et le petit oblique de l'œil : les deux derniers sont les antagonistes des quatre premiers, et servent à porter l'œil en avant — ?

2i^ Les trois muscles de l'oreille ^ — ?

^ Voici une autre classification des principaux muscles de la face, bien plus facile à retenir dans une description faite de mémoire. Elle est par régions.

1° ftiuscles du front :

a) Frontal.

h) Orbiculaire de l'œil.

c) Releveur de la paupière supérieure.

d) Sourcilier.

20 De Vœil :

a) Droit supérieur.

h) Droit inférieur, c) Droit interne.

(/) Droit externe.

L'action combinée de ces muscles exprime un nombre indéfini d'états animiques.

Les muscles de la première et de la seconde couches se distinguent en deux classes, suivant qu'ils appartiennent plutôt à la vie animale ou à la vie humaine proprement dite.

Ceux de la première classe sont au nombre de six : les deux temporaux, les deux masséters, et les

c) Grand oblique.

f) Petit oblique.

50 Du nez :

a) Releveur commun des ailes du nez et de la lèvre su-

périeure.

b) Transversal.

c) Abaisseurs du nez (myrtiformes).

4° Des deux lèvres. — Labial ou orbiculaire. 5° De la lèvre supérieure :

a) Releveur commun (2, a).

hy Releveur particulier.

c) Canin.

d) Zygomatique.

G^ De la lèvre inférieure :

a) Carré.

b) Triangulaire.

c) Peaucier.

d) Releveur de la lèvre inférieure.

7° Du cou.

a) Le trapèze.

6) Le peaucier.

c) Le sterno-mastoïdien.

d) Le sterno-byoïdien.

c) Le sterno-thyroïdien.

Quand on connaît bien les points d'attache de ces muscles, par conséquent leur direction , il est très-facile de déterminer leurs fonctions. La mimique indique ensuite le sens physiognoniiquo de ces fonctions.

deux buccinateurs. Ils sont plus profondément situés, plus dissimulés que les autres, et en plus petit nombre. Leur force excessive est un signe de férocité. Ils sont ordinairement accompagnés d'une bouche toujours fermée, dont la lèvre supérieure est mince et moins saillante que l'inférieure. La candeur et l'innocence s'annoncent au contraire par une bouche entr'ouverte , comme dans les enfants.

Le reste de l'appareil musculaire appartient à la vie de relation d'une façon plus spéciale , et sert à manifester les sentiments et les idées, les volontés, les passions, etc.

Les muscles de la face, n'étant pas revêtus d'une aponévrose comme les autres muscles du corps, adhèrent à la peau, et lui donnent une grande mobilité; ils la plissent par leur contraction dans un sens perpendiculaire à leur longueur, ou plu*tôt à la ligne de leur mouvement.

Le moral modèle en quelque sorte le physique de là l'expression des passions, et la certitude objective de la pathognomonie.

Mais c'est surtout dans les yeux que l'ame se peint : la nature de leurs tissus, leur grande mobilité, leur liaison avec les diverses parties de l'organisation, par tous les moyens et tous les genres de sympathies, rendent suffisamment raison du rôle important qu'ils jouent dans le langage de la physionomie. La nature y a fait entrer l'élément nerveux dans une très-grande proportion, et plusieurs éléments propres à augmenter et à

varier les sympathies. On ne peut décrire toutes les expressions de l'œil.

Nous ne dirons rien des nerfs des gros vaisseaux, des tissus de la peau, des vaisseaux capillaires et de la couleur du visage, non pas que tou.' ces systèmes ne jouent un très-grand rôle dans la physionomie, mais parce que les détails en sont trop nombreux, trop vagues, trop difficiles à saisir sans moyens de démonstration. Nous remarquerons seulement que la matière colorante de h peau se trouve placée entre l'épiderme et le chcrion ou cuir, et réside entièrement dans le réseai vasculaire qui forme une couche intermédiaire entre ces deux parties extrêmes de la peau. Lis vaisseaux de ce réseau forment des mailles tresiines dont les côtés n'ont pas plus de deux ligms.

Page 1