‹ Anthropologie spéculative généraleChapitre 31 sur 72 · I. Première classe des passions · texte numérisé non relu

I. Première classe des passions

1** Gourmandise, gloutonnerie, ivrognerie, intempérance (Porta, ouvrage cité, p. 214, 215. 219, 220, 222, 223). — Intempérance de parole. (Porta, p. 241.)

2** Amour sensuel. (Porta, p. 188, 194, 195, 215, 218.)

3'' Courage, hardiesse, audace, intrépidité, timidité, peur, poltronnerie, etc. (Porta, p. 190, 191, 192-194, 201, 203, 204, 205,221, 247.) — Force. (Porta, p. 197-200.)

De la Chambre, dans son second volume des Caractères des Passions, définit la hardiesse : « Un mouvement de l'appétit par lequel l'ame s'élance contre le mal afin de le combattre; » et le cou-

rage : « Une vertu irascible que la chaleur naturelle du cœur a rendue capable d'agir. » Les caractères tant animiques que corporels que cet auteur donne de la hardiesse et du courage en général, valent mieux que ces définitions. Suivant lui, la hardiesse espère; la confiance est présomptueuse , méprise le danger, n'est ni colère ni superstitieuse, est franche, veut toujours commander, est plus avide d'honneur que toutes les autres passion, en conçoit dans toutes les entreprises, est modérée dans la victoire , modeste dans son langage, généreuse, douce et courtoise; mais cependant parfois arrogante et superbe, parlant avantageusement d'elle-même, artificieuse, perfide, colère, vindicative, cruelle, etc. Les caractères corporels de la hardiesse, sont : le regard assuré, sans clignement, sans obliquité; les sourcils élevés et ressentes, le poil hérissé; les narines ouvertes, élargies; le silence, ou des éclats de voix courts et pénétrants; l'haleine retenue; les lèvres et les dents serrées; le visage froid, fier; la marche ferme et le corps droit, baissant la tête quand elle attaque, présentant alors un visage enflammé, les yeux ardents, et le corps couvert de sueur, la respiration forte et impétueuse, le pouls grand, élevé, vif, fréquent et véhément. L'auteur développe, suivant son habitude, tous ces caractères, en cherche la cause, et décrit les phénomènes, tant internes qu'externes, d'une manière souvent très-exacte et très-vraie (p. 1-137, et particulièrement pages 14-17). Les seuls chapitres de son livre qui soient sans intérêt, parce qu'ils sont sans valeur scientifique, sont ceux où il parle du

mouvement des esprits animaux. On peut les passer presque tous sans y perdre beaucoup. Si quelques-uns des caractères semblent contradictoires, il ne faut pas oublier que l'auteur ne les donne point de suite comme nous le faisons ici, et comme appartenant tous à la passion dans un instant indivisible. Il les présente, au contraire, comme des déterminations successives de la même passion, il est vrai, mais considérée dans ses différentes phases successives. Rappelons-nous aussi qu'il n'a pas toujours bien rigoureusement distingué une passion de sa contraire , ou d'une passion nouvelle qui succède à une autre.

4° Activité physique, intellectuelle, morale; — mollesse, paresse, faiblesse. (Porta, p. 196, 220, 243, 244.)

5^ Avarice, libéralité, prodigalité. (Porta, p. 205, 208.) — Passion du jeu, très-compliquée. (Porta, p. 240.)

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