‹ Anthropologie spéculative généraleChapitre 54 sur 72 · II · texte numérisé non relu

II

Ce Sujet est un.

Le moi est conçu absolument un; cette manière d'être conçu ne lui est point particulière : car rien

^ Le lecteur est prié de se rappeler que nous dislioguons le moi improprement dit ou sujet substantiel, du moi proprement dit ou phénoménal. Cette distinction n'est peut-être ni assez marquée ni assez soutenue dans ce qui va suivre.

ATTRIBUTS O >' TOLOGIQUES. 345

(le ce qui est ne peut être multiple, pas plus que l'unité ne peut être la pluralité. Les composés que nous appelons uns ne le sont que collectivement, c'est-à-dire en vertu de liens que l'esprit établit entre leur multiplicité, et de l'abstraction qu'il fait de cette diversité même; le composé, comme tel, n'existe donc pas : la réalité ne se trouve que dans le composant le plus élémentaire. D'ailleurs, la conscience proclame assez haut l'unité du moi : car il n'y en a jamais qu'un qui s'afiirme jouissant et souffrant, connaissant et voulant. Nous reviendrons sur ce sujet, en parlant de l'ame par rapport à la matière. Mais reste à savoir si l'unité du moi phénoménal ne pourrait pas coexister avec pluralité simultanée ou successive de substances.

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