‹ Anthropologie spéculative généraleChapitre 68 sur 72 · RÉSUME · texte numérisé non relu

RÉSUME

déjà l'existence. Ce n'est donc, au fond, que l'application de la conception de réalité par celle de causalité, en partant de la pliénoménalité. Mais la pliénoménalité du moi n'est perçue que par réflexion; et le onoi proprement dit n'est ni cette pliénoménalité, ni la réalité à laquelle il se rapporte, lui et la pliénoménalité; il semble donc consister essentiellement dans l'acte de la réflexion par lequel la force pensante se conçoit sujet et modes.

On cherche ensuite à prouver la substantialité, l'unité, la simplicité et l'identité du moi, comme il suit :

1^ Ce qui ne peut être conçu que comme sujet, jamais comme mode, existe aussi comme sujet, et par conséquent est substance. — Or, un être pensant, considéré simplement comme tel, ne peut être pensé que comme sujet. Donc il n'existe aussi que comme tel, c'est-à-dire comme substance.

2" Une chose, dont la forme est toujours une, quoique cette (orme varie avec le temps et les circonstances, est une elle-même. Or, le moi n'a jamais qu'une forme unique (l'unité de conscience) : donc il est tui.

3" Une chose dont l'action ne peut jamais être regardée comme l'effet de plusieurs choses agissant concurremment, est simple. — Or, le moi est une chose de cette espèce. — Donc le moi est simple.

4° Ce qui ne peut être conçu que comme numériquement identique, n'existe^non plus que comme une seule et même chose. — Or,' je me conçois moimême comme un seul et même être dans les dif-

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