‹ Anthropologie spéculative généraleChapitre 70 sur 72 · G RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

G RÉSUMÉ

qui pense soit elle-même luie^, simple et identique ; mais il ne s'ensuit pas non plus, il est vrai, qu'elle soit multiple, composée, diverse. Il ne s'agit donc pas seulement de démontrer que les opérations de la pensée ne sont possibles que par l'unité, la simplicité du moi, mais que ce moi un, simple, identique, est incompatible avec une substance multiple, composée et diverse. Le moi est !a forme de la pensée (la conscience avec son unité), de la même manière que la pensée est la forme de ce qui pense. Or, nous le répétons , on ne peut conclure de l'unité de la forme à l'unité de la substance.

D'ailleurs, l'unité, la simplicité et l'identité ne conviennent proprement, quoique d'une manière indirecte, qu'à la phénoménalité, et nullement aux choses qui sont en dehors du temps et de l'espace. Or, la substance du principe pensant est conçue comme une chose en soi , si c'est une substance : donc on ne peut lui attribuer l'unité, etc., sans commettre un non-sens. Cependant nous reconnaissons qu'on peut encore bien moins, s'il est possible, lui attribuer la multiplicité, etc., attributs qui conviennent essentiellement à la phénoménalité.

Une autre raison encore qui ne permet pas de conclure de la forme à la substance, c'est, comme l'observe Kant [ihid., p. 450 de la trad.), que nous tournons toujours dans un cercle perpétuel, quand nous voulons porter quelque jugement sur le moi, puisque nous ne pouvons le concevoir que sous sa forme. Nous ne pouvons donc rien affirmer de sa

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