CORPS
lAUTEl
JR.
La hauttiui totale
prise pou unité.
Belges ■ de . 18 à 30
ans.
Plus grande largeur de l'os du
i genou . .
Le retrait de la cuisse, au-dessus du genou.
Plus gr
ande largeur, au milieu
delà cuisse
Plus gr
ande largeur
du corps, à la hauteur
Plus grande largr du corps, aux aisselles.
Plus grande làrg^" d
ti corps, aux épaules.
•Largeur de la
tête,
aux joues.
Diamètre de l'avant
-bras
du biceps
et coude .
V/, vUO
du braSj sous les épaules. . .
U,Ud7
Épaisseur,
Distance du gros orteil, au talon, (Pied) .
du cou-de-
pied.
à la
saillie du
talon .
du cou- de-
pied,
à la
rentrée du
talon
Épaisseur de la jambe, au milieu . . .
au plus fort du
■ ji
mollet. . . .
où la rotule a le
plus de saillie
Plus grande épaisseur de la cuisse . .
Epaisseur du pubis,
à la saillie des fesses.
du nombril aux reins. . .
à la ceinture
HAUTEUR
La
Belges
hauteur
PARTIES DU CORPS
totale
de
prise pour
unité.
ans.
Épaisseur entre les mamelles et la saillie
— du cou, au nœud de la gorge.
— de la tête, du front à l'occiput.
— des épaules
Léonard de Vinci était, ainsi qu'Alberti, statuaire, littérateur, mathématicien, arcliitecte. Né en 1452, il prolongea sa brillante carrière jusqu'en 1519 ^ Dans son traité de la peinture, on voit qu'il avait porté son attention sur toutes les parties de son art qui se rattachent aux sciences, et particulièrement sur ce qui appartient à la perspective aérienne. Il parait avoir, le premier, fait servir le visage humain {volto) comme module , et il le faisait égal à la dixième partie de la hauteur de l'homme. Voici comment il s'exprime au sujet des proportions. « L'homme, dans sa première enfance , a la largeur des épaules égale à la longueur du visage, et à l'espace du bras qui est depuis l'épaule jusqu'au coude, lorsque le bras est plié : elle est encore pareille à l'espace qui est depuis le gros doigt de la main jusqu'au pli du coude, et pareille encore à Tiutervalle qu'il y a de la jointure du genou à celle du pied ; mais quand l'homme est parvenu à sa dernière hauteur , toutes ces mesures doublent en longueur, hormis le
» D'après Schadow, dans son Polyclète, Léonard de Vinci est né en 1445, mort en 1520. On varie du reste sur l'époque de sa naissance et sur celle de son décès.
PROPORTIONS DU CORPS HUMAIN
visage, lequel, aussi bien que toute la tête, reçoit peu de changement; et ainsi l'homme qui, après être arrivé à son dernier accroissement, est d'une taille bien proportionnée , doit avoir en hauteur dix faces, et la largeur des épaules a deux de ces mêmes faces, et ainsi toutes les autres parties dont j'ai parlé sont pareillement de deux faces ; pour le reste, nous en traiterons en parlant de toutes les mesures du corps de l'homme \ »
Ces derniers mots sembleraient faire comprendre que le célèbre artiste va donner successivement les grandeurs qu'il convient d'assigner aux membres humains ; il n'en est rien cependant. Peut-être l'a-t-il fait dans l'un de ses ouvrages qui sont restés inédits. Du reste, les proportions qu'il donne, dans les lignes rappelées précédemment, semblent prouver qu'il a été plus préoccupé du désir de trouver des rapports simples et d'une pratique facile , que de rechercher les véritables relations de grandeur que les membres ont entre eux. Il n'en est pas du peintre d'ailleurs comme du statuaire : les raccourcis altèrent toutes les grandeurs ; et comme Léonard était peintre avant tout, il s'est attaché à faire connaître particulièrement les altérations que les mouvements de l'homme, combinés avec les effets de perspective, peuvent produire dans les différentes parties du corps.
Dans les préceptes qu'il donne pour la division d'une statue , il emploie le système duodécimal : « Divisez la tête en douze degrés, dit-il; et chaque degré en douze points, chaque point en douze minutes, les minutes en secondes, et ainsi de suite : jusqu'à ce que vous ayez
trouvé une mesure égale aux plus petites parties de votre figure 2. „
1 Traité de la peinture, p. 149, édit. de Paris, 1 vol. ia-12, 1716
2 Page 29 de l'ouvrage cité.
ANTIIROPOMÉTRIE .
« Il faut observer trois choses dans les proportions : la justesse, la convenance et le mouvement, a dit Léonard, dans son Traité de la peinture, chapitre XLIX. La justesse comprend la mesure exacte des parties considérées les unes par rapport aux autres, et au tout qu elles composent. Par la convenance on entend le caractère propre cfes personnages selon leur âge , leur état et leur condition; en sorte que, dans une même figure, on ne voie pas en même temps des membres d'un jeune homme et d'un vieillard, ni dans un homme ceux d'une femme ; qu'un beau corps n'ait que de belles parties. Enfin, le mouvement qui n'est autre chose que l'attitude et l'expression des sentiments de l'âme, demande dans chaque figure une disposition qui exprime ce qu'elle fait et la manière dont elle doit le faire; car il faut bien remarquer qu'un vieillard ne doit point faire paraître tant de vivacité qu'un jeune homme, ni tant de force qu'un homme robuste; que les femmes n'ont pas le même air que les hommes ; qu'enfin les mouvements d'un corps doivent faire voir ce qu'il a de force ou de délicatesse. »
G. Bossi, dans son Traité sur la 7^eprésentafion de la Cène, et plusieurs artistes après lui, ont cherché à déduire des dessins de Léonard, les proportions humaines qu'ils ont présentées comme des types qu'il convenait d'adopter dans les arts.
Parmi les Italiens les plus distingués de la Renaissance qui se sont occupés du même sujet, il convient de citer aussi le célèbre écrivain florentin Agnola Firenzuola, né en 1493^ Son dialogue Délia hèllezza délie donne, remarquable sous plus d'un rapport, montre jusqu'à quel point on était alors préoccupé du beau et des qualités qui le constituent.
i II mourut en 1548.
PROPORTIONS DU CORPS HQMAIN
Fireuzuola n'a évidemment point observé par lui-même ; il n'a fait que reproduire les idées des autres ; il a puisé dans Vitruve et dans les traditions de son époque ; mais comme ces traditions sont perdues pour nous, il peut être intéressant de rappeler quelques observations qu'il présente.
Il admet la grandeur de l'homme égale à l'espace que mesurent les deux bras étendus horizontalement ; cette même grandeur est partagée en deux parties égales à la hauteur des parties génitales; elle contient, de plus, neuf fois la hauteur de la tête ou la distance verticale du sommet de la tête au bas du menton. Tanto è lungo Vuoyno, distendendo le braccia in croce, dalV estremità del dito del mezzo delV una mano aW estremità del dito del mezzo delV altra 7nano; quanto dalla infima parte délie piante alla sommità del capOy che volgarmente si chiama cocuzzolo : la quale figura vorj'ebe essere per lunghezza almeno nove teste, cioè 7iove voUe quanto è dalla più bassa parte del onento alla sommità del capo. Altri in perfetto circolo Vhanno risoluta, tirando dalle parti genitali, le quali vogliono che sieno Vumbelico, el mezzo delta nostra figura ; le linee alla circonferenza ^
Une hauteur de neuf têtes est considérable. Les mêmes proportions existent chez la femme, dit Firenzuola; cependant quelques hommes de savoir et de mérite, ajoute-t-il, ont écrit que les femmes ont une hauteur qui ne dépasse pas sept têtes. Sono statinon dimeno molti dotti e valenti uomini, i quali hanno lasciato scritto, che le donne per lo più non passano selle teste : altri, che a voler essere di proporzionata grandezza, non devono passare sette ' e
' Opère di Messer Agnolo Firenzuola fiorentino, vol. I, p. 276. Florence, 1763, 3 vol. in-8o.
mezzo ^ . Très probablement Firenzuola aura confondu les deux modules dont les artistes de son époque se servaient assez indistinctement : la tête (capo) et le visage [volto). Ce dernier module est en effet contenu neuf à dix fois dans la hauteur de l'homme-.
En donnant les proportions de la tête, Firenzuola s'exprime d'une manière si vague, que nous renonçons à le traduire dans la crainte de dénaturer sa pensée : E tanto quanto è dalla estrema parte del mento al teronine sopra il labbro siiperiore, tanto ha da%essere dalla fine del naso al cominciamento délia dirizzatura, che è la fine délia fronte : e tanta distanzia è délia estremità del labhro di sopra al principio del naso, quanto dalla coda anteriore di ciascuno degli occhi al mezzo del dorso del naso, e tanta vuole essere la larghezza del naso, nella sua hase, quanto e la sua lunghezza : e tanta deve essere larga la concavità deV occhio, dalla parte di sotto al ciglio a quella che termina colle guance, quanto da quella che conibacia il naso, a quella che finisce a dirimpetto degli occhi^.
Aux noms des écrivains que nous venons de citer, il convient d'en ajouter beaucoup d'autres, généralement plus connus par des travaux artistiques, que par leurs recherches sur la théorie qui nous occupe ; ainsi : Paolo Pino, J.-B. Paggi'*, Francesco Mazzuoli, surnommé il
1 Opère, etc., p. 278.
2 Albert Durer, dans son ouvrage Sur la proportion des parties et portraits des corps humains, a donné également des modules contenant neuf à dix fois la hauteur de la téte de l'homme, mais on verra les motifs qui ont porté cet artiste à assigner des pi'oportions semblables à quelques-unes de ses figures,
3 Opère, etc., p. 280.
* Jean-Baptiste Paggi, né à Gènes, en 1554, mourut dans la même ville, en 1627. — F. Mazzuoli ou le Parmesan naquit en 1503 et mourut en 1540, à l'âge de 37 ans, l'esprit préoccupé des prétendus prodiges de l'alchimie. — J.-P. Loraazzo, né en 1538, à Milan, mort après 1591; il perdit la vue après sa 33'^ année ; son Traité de peinture, écrit en italien, jouissait
PROPORTIONS DU CORPS HUMAIN. 107
Parmeggiano, J.-P. Lomazzo, J.-B. Armenini, élève de Raphaël, P.-Ant. Barca, J.-B. Volpato, Baccio Bandinelli, J. Longhi, s'occupèrent tous de fixer les rapports de longueur qui existent entre les différentes parties du corps. Le statuaire Gr. Schadow, dans son Polyclète, place le célèbre Michel Ange parmi ces mêmes artistes^; il parle d'une planche détachée dans laquelle l'auteur du Jugement dernier aurait donné le module des proportions humaines-.
Nos jugements ne peuvent porter que sur .les ouvrages qui sont parvenus jusqu'à nous, et ils doivent naturellement se modifier selon que ces ouvrages sont considérés sous le point de vue ou de la science ou de l'art.
Sous le premier point de vue, l'avantage reste entièrement à L.-B. Alberti, bien qu'il soit l'auteur italien le plus ancien qui, à notre connaissance, se soit occupé de la théorie de la symétrie; c'est certainement celui qui l'a envisagée sous le rapport le plus rationnel. Il ne paraît pas que les proportions données par cet artiste aient été examinées par M. Schadow qui, cependant, le cite dans son introduction au Polyclète; nous aurions été charmé de connaître l'avis d'un juge aussi compétent.
d'une grande réputation et a été traduit en différentes langues. — Jean Volpato, né à Bassano, en 1733, graveur distingué, mourut à Rome, en 1802; il a publié un ouvrage intitulé : Principes du dessin, tirés des meilleures statues antiques. Rome, 1786, in-fol. — Bandinelli, sculpteur et peintre, était né à Florence en 1487; il y mourut en 1559. — Luc Longhi, né à Ravenne en 1507, mort en 1580.
1 Michel Ange naquit en 1474 et mourut en 1564; Raphaël qui vit le jour après lui, en 1482, précéda de beaucoup sa fin et fut enlevé prématurément en 1520, à l'âge de 88 ans seulement.
2 " La science du dessin se perdait de jour en jour et entraînait l'art vers une décadence imminente et complète, lorsque les grands chefs de la Renaissance italienne se tournèrent vers l'antique, lui demandèrent et découvrirent le secret de sa force et de sa puissance.
" Avec cette révolution artistique coïncide la découverte des chefs-d'œuvre de l'antiquité que les Romains avaient enlevés à la Grèce etqui, aban-
De ce qui a été dit précédemment, on peut conclure que quatre parties principales du -corps ont été prises successivement pour modules : leurs rapports simples avec la hauteur de l'homme se trouvent indiqués déjà dans le traité de Vitruve. Ce sont :
La coudée des Egyptiens ou la distance entre le coude et l'extrémité des doigts ; elle forme la quatrième partie de la hauteur de l'homme ;
Le i^'^'^cl, qui en forme la sixième partie;
La tête, comprise huit fois, selon Vitruve, ou mieux sept fois et demie dans la hauteur ;
donnés, gisaient mutilés sous le sol ou ensevelis sous les ruines de leurs Thermes, de leurs palais, de leurs théâtres dont ils avaient fait l'ornement au temps de la splendeur de l'empire. Giotto, qui laissa si loin Cimabuë, son maître, fut un génie unique pour son époque, plus étonnant peut-être au xiv^ siècle que Raphaël au xvi^. Lorsqu'il envoya à Benoit IX un 0 parfaitement rond, ne voulut-il pas donner une preuve de son talent graphique et prouver que la géométrie lui étant familière, il pouvait, sans le secours d'instrument, et comme par sentiment, tracer un cercle ou toute figure géométrique quon voudrait lui demander?
«< C'est alors que l'Étrurie eut sa seconde époque de gloire. Sa résuiTCCtion artistique eut lieu au xv^ siècle. Brunelleschi embellit Florence; Ghiberti coule les portes célèbres du baptistère; Michel Ange, peintre' sculpteur, architecte, élève la Coupole si hardie de Saint-Pierre et peint l'immense fresque du Jugement dernier. Ces grands hommes et beaucoup d'autres ont égalé, sinon surpassé leurs devanciers. A eux et à leurs émules, le savant Léonard de Vinci, l'immortel Raphaël, il appartenait de lever le voile sur les ruines de l'art grec et d'arracher à ses débris la science et la doctrine qui avaient fait briller l'antiquité dun si vif éclat.
« C'est dans une science étonnante du dessin, puisée à la source antique, que réside la plus grande puissance de Michel Ange. Vieux et aveugle, il se faisait conduire pi*és du torse célèbre qui a conservé sou nom, pour promener ses doigts roidis sur ces formes qui avaient été l'objet de son étude et de son admiration. D'ailleurs il eu convint lui-même un jour à la marquise Vittoria qui, après de longs détours et de gracieuses circoulocutious, amena le grand homme à exposer ses idées qu'il tenait ordinairement si secrètes. « La science du dessin, dit-il, est l'essence même de « la peinture, de la sculpture et de l'architecture, eu un mot, de toute H représentation de la nature, c'est aussi la racine des sciences. Celui qui « parvient à s'en rendre maître possède un véritable trésor. "
« L'aveu de ce génie, aussi versé dans les sciences que dans les r.rts, no
PROPORTIONS DU CORPS HUMAIN. 109
Enfin, le visage (voUoJ, égal à la longueur de la main, qui est le neuvième de la hauteur de l'homme.
Aux artistes cités précédemment, nous devons en ajouter quelques autres, rappelés par le sculpteur Godefroy Schadow, qui avait fait une étude spéciale des proportions antiques : Ce sont le Bramante, né en 1444 et mort en 1514, dont le nom se rattache de si près à celui de Raphaël, ainsi que Giuseppe Bossi, Luca Congiasio et Vincenzo Foppa ; nommons encore Maria Equicola, Nicole Franco, Bertano, commentateur de Vitruve, qui n'ont fait que des compilations ; Girolamo Ruscelli (mort
prouve-t-il pas qu'il regardait la science, c'est à dire la géométine, comme le point d'appui fondamental des arts du dessin?
« André Verrochio avait l'esprit tout rempli d'excellentes connaissances en mathématiques, en géométrie et en dessin et basait de même l'art sur ces sciences aussi exactes que nécessaires. Son élève l'illustre Léonard de Vinci, homme universel par la diversité de ses aptitudes et la profondeur de ses connaissances, porta, dans ses ouvrages, l'art du dessin à son plus haut degré de perfectionnement et établit dans ses écrits les bases de cette science. Par sa pénétration, il semble avoir communiqué avec les Grecs et leur avoir emprunté les vx'ais principes pour nous les léguer et nous servir de guide. Egalement élève de Verrochio, le Perrugin devint a son tour le maître de Raphaël. C'est assez dire que les mêmes principes furent inculqués au peintre d'Urbin ainsi qu'à Léonard de Vinci. La connaissance exacte de son art et une somme immense de sentiment ont donné à Raphaël ce talent inimitable qui l'a fait appeler le prince des peintres.
« L'Allemagne, à l'époque de la réforme, avait une école que ne dédaignait pas l'Italie, C'est que Albert Durer, Lucas Cr-anach, Holbein, étaient pour les sciences les dignes rivaux de Léonard de Vinci. Le premier, à la fois peintre, sculpteur, géomètre, graveur, dut â ses relations avec les maîtres italiens, ci-dessus nommés, la connaissance de la science graphique dont il a marqué ses ouvrages et qu'il nous a laissée dans ses écrits.
« Si de l'Allemagne nous passons en Flandre, nous verrons Rubens posséder la même science du dessin ; mais souvent emporté par la chaleur de l'improvisation, il perd quelquefois de vue les idées graphiques qu'il confond avec les idées chromatiques et, opérant trop vite, conduisant tout à la fois, teinte, anatomie, exécution, il finissait par se débai^asser de toutes les conditions imposées par la nature et par son art, et s'abandonnant à la fougue, il enfantait ces tableaux étonnants, il est vrai, mais qui seront toujours un écueil pour ceux qui voudront l'imiter. . . » (P. Legrand, lievue de V instruction publique, Paris, 1870).
à Venise en 1566) et le fameux Cardanus (né en 1501, mort en 1576), qui partage le corps de l'homme en 180 parties, dont 24 forment la tête; ce qui donne effectivement, pour toute la longueur du corps, sept fois et demie la hauteur de la tête.
Après les artistes que nous venons de signaler, nous aurions peine à en désigner d'autres aussi méritants. Plusieurs sans doute ne manquaient ni de talent, ni de réputation, mais il importe de rappeler surtout ceux dont les travaux ont laissé des traces durables de leur passage.
Parmi les ouvrages les plus récents, nous citerons les Tavoli anatomiche per i pittori, scultori ed altri, par G. Sabattini , grand in-quarto oblong , qui parut en 1841 , à Bologne, avec le concours du professeur G. Guizzardi : l'ouvrage ne contient guère que six pages d'introduction ; le restant du volume renferme des planches gravées représentant les différentes parties du corps humain, avec des explications assez resserrées des figures qu'il contient. Il est à remarquer aussi que l'auteur ne donne que la figure de l'homme fait; les âges qui précèdent n'ont pas été représentés ; et les figures relatives à la femme manquent complètement. On conçoit que ce recueil est singulièrement réduit, quant aux emprunts que nous aurions pu lui faire ; l'auteur du reste s'exprime avec modestie sur son travail ; il dit lui-même avec convenance à quel rang il aspire après ses illustres prédécesseurs : « Potrei , dit-il , qui adduD^e m prova di quanto asserisco Vesempio dè più celehri maest7n, greci non solo, ma anche nostri, corne di un Michel Angiolo, di un Lionardo da Vinci, di un Raffaello, di un Tiziano, de' Carracci, e di tanValtri, li quali grandissiina cura posera neir acquistare la più accurata cognizione delV anatomia, e si 7nostrarono conoscito?''i sommi di essa. «
PROPORTIONS DU CORPS HUMAIN. 111
Notre but, d'ailleurs, en présentant une esquisse rapide des ouvrages relatifs aux dimensions diverses du corps humain, n'est pas de donner un tableau complet de tous les travaux qui ont été exécutés , mais d'oiFrir un aperçu des efforts qui ont été tentés, dans les principales nations artistiques, pour exposer la marche qu'il convenait de suivre.