‹ Antimonies linguistiquesChapitre 16 sur 41 · II. — V. Henry. — Antinomies · texte numérisé non relu

II. — V. Henry. — Antinomies

blement une réaction plus intense que chez le premier sujet, retentissant à son tour sur celui-ci ou sur un troisième. Il n'est donc pas un instant douteux que, par un effet tout mécanique, le langage-signal ne contribue puissamment au progrès de l'appareil nerveux central, du bas en haut de Téchelle des êtres *, et ne doive, par contre-coup, s'adapter de mieux en mieux à sa fonction, tout comme si une volonté consciente s'appliquait d'âge en âge à le perfectionner.

Ces explications, évidemment, ne tendent pas à démontrer que le fait du langage primitif soit clair en lui-même : il ne Test pas plus que Tune quelconque des multiples réactions par lesquelles le moi sensible répond à une excitation extérieure; mais enfin il ne Test pas moins, et c'est tout ce qu'il fallait prouver ici, abandonnant la solution du problème aux recherches et aux progrès futurs de la psycho-physiologie. Tout au moins, le fait admis, nous gravissons sans effort tous les degrés intermédiaires qui séparent la contraction réflexe d'un larynx de la parole consciente de l'homme.

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