PÉRIODE PTOLÉMAÏQUE
332 à 31 après J.-C.
Denderah — Edfou — Esné.
| 6. — Les Formes
La Pyramide, le mastaba, le speos : tombes. h'obélisque (tenant du mene-hir et de la stèle).
Plan monumental, rectangle et développement en profondeur.
Élévation, murs inclinés en talus; toit plat.
Supports, piliers carrés sans base et osiriaques, c'est-à-dire flanqués d une statue d'Osiris.
Chapiteau, palmiforme, lotiforme, campaniforme, hatorique (à la tête de vache).
Pylône, porte triomphale entre deux tours.
Propylone, portique isolé en avant du pylône.
LES IDÉES ET LES FORMES
§7. — Le hiéroglyphe.
Le hiéroglyphe a influencé l'art qui a cherché et adopté un dessin synthétique et par conséquent poncif, analogue à l'écriture.
Nous écrivons phonétiquement ou musicalement les sons, les anciens Egyptiens écrivaient idéographiquement ou en rébus.
Ainsi un croissant dit « lune », ou « nuit », ou « femme », ou « mois ». Très tôt la convention fournit un blason aux idées, guêpe signifie « roi» sans qu'on saisisse bien l'analogie. Plus tard la forme se simplifia jusqu'au schématisme du caractère et s'inspira de la prononciation. Il y eut rébus plonétique.
On sait que le sens des hiéroglyphes et leur valeur comme son, doit sa découverte à François Champollion ; il lut les noms de Bérénice et de Cléopâtre sur les cartouches et étudiant les noms de 1 époque ptolémaïque il publia en 1820 son précis du système hiéroglyphique.
L'égyptologue passe de Memphis à Abydos ville où on gardait la tombe d'Osiris et où le soleil disparaissait chaque soir ; et de là, à Thèbes. En y ajoutant Ipsamboul, comme exemplaire du speos, on a tous les types monumentaux et de la statuaire colossale.