FOUILLES DE 1837 A 1838, A LA PORTELETTE
dans un espace de 8 mètres carrés. C'étaiait, comme les premiers , de jeunes chênes équarris grossièremeot et avec des instrumens qui n'étaient pas de fer, on s'en apercevait facilement aux déchirures.
Cette espèce de plancher s'étendait au loin , mais les fondations de la porte que les ouvriers commençaient à placer ne me permirent pas de pousser plus avant mes investigaticms. Il fallut me borner à fouiller dans le petit espace qui restait libre.
On n'y pouvait donner un coup de pioche sans découvrir des tessons; à l'endroit où est aujourd'hui le pont-levis et dans toute cette partie du fossé , les urnes étaient pour ainsi dire entassées.
Elles y sont probablement encore, et si l'on veut les y chercher, c'est au point le plus profond, ou sous 3 mètres li2 d'eau , que l'on en trouvera le plus.
Parmi les silex relevés le même jour, j'en remarquai représentant des figures d'animaux; était-ce hasard? C'est possible ; mais ce qui n'est pas douteux , c'est que ces silex étaient taillés.
Le 17 septembre, on déterra une hache et un firag* ment de marbre. Malheureusement ces deux morceaux posés sur la banquette furent enlevés par des passans*
Le 22, on trouva trois os taillés grossi^ment en forme d'œuf, et qui, percés par le milieu, étaient évideoirment les grains d'un collier.
Ici l'envahissement des eaux arrêta complètement les travaux, et par suite mes études sur ce point.
Mous allons passer à d'autres fouilles.