CHAPITRE XI
hdks de 183S à 1845 des temiu eitêirul ibbe¥ille. Eiplêntion dQ sol de
b YÎIh et di lit de b Smum.
Nous avons fait an récit exact et presque journalier des fouillles d'août et de septembre 1837; il suffira dPindiquer d'une manière succincte celles qui ont eu lieu de 1838 à 1845.
Fj ai retrouvé la même nature d'objets , mais nulle part aussi abondamment qu'à la Portelette; d'ailleurs partout des signes analogues : c'est toujours à une profondeur de 3 à 5 mètres au-dessous du niveau de la Somme, dans la tourbe ou le tuf, ou plus firéquemment dans un sable bleuâtre , sable fluvial très-fin , placé sous une couche de tourbe, quelquefois sous deux et trois couches, qu'on retrouve le sol celtique.
Ainsi qu'on a pu le remarquer, des éclats de silex, des diarbons , des cendres , annoncent ordinairemrat la présence des urnes cinéraires. Lorsque vous en verrez
des tessons, cherchez dans un rayon de quelques mètres, et vous finirez par y rencontrer des outils en os , des haches ou couteaux.
Si la hache est petite, c'est-à-dire de 8 à 10 cautimëtres de longueur et de 5 à 6 de largeur, et si en outre le terrain est conservateur, vous découvrirez à peu de distance la gaine en corne de cerf, et peut-être , mais plus rarement, son manche en bois, de la longueur de 36 à 40 centimètres , ou bien en corne , mais alors fort court, et de 20 à 25 centimètres.
A la dimension du trou transversal de la gaine , vous reconnaîtrez celle à laquelle un manche peut appart^ûr: il doit à l'instant que vous le retirez de la tourbe ou du sable humide s'y emboîter exactement; plus tard, en se desséchant, le bois se fendille et s'amoindrit; néanmoins il est facile encore de voir quel a été son usage.
Si je rappelle ces circonstances , c'est qu'elles peof* vent servir à ceux qui voudront poursuivre ces recherdià dans les environs d'Âbbe ville.
J'avais cru d'abord que le gissement celtique était circonscrit dans le court espace qui avoisine la porte; de Rouen , puis , qu'il s'arrêtait à la Somme ; on a pu voir qu'il traverse la rivière. . :. .
Le 1®' mars 1838, les travaux ayant recommencé à la Portelette, je retrouve à la profondeur ordinaire km vases celtiques , les silex , les charbons , mais point de haches polies, ni aucun morceau digne de remarque.
Des pièces romaines de cuivre presque frustes ^isont rencontrées à 1 mètre environ au-dessus du sol cdtiqae^ Ce sont les premières reconnues dans ce terrain.