‹ Antiquités celtiques et antédiluviennes (volume 2)Chapitre 17 sur 30 · DESS TERRAINS ENTOURANT ARREVILLE · texte numérisé non relu

DESS TERRAINS ENTOURANT ARREVILLE

En 1839, on continue les fouilles parallèlement au canal de transit, et en s'avançant vers la porte d'Hocquet. Le 25 juillet, nous trouvons plusieurs os travaillés, dont un jos humain.

Le 26 , on parvient à extraire de la tourbe un vase moins brisé que les autres ; il était entre la troisième et la quatrième couche , et doit se rapprocher de l'époque gauloise.

Le 27, nous atteignons une assise de soliveaux que dominait un lit de tuf sur lequel nous avions déjà trouvé des urnes ; sous ce tuf et sur ces solives étendues en plancher étaient d'autres vases, et tout autour des os de sanglier et de cerf. L'un de ces derniers était travaillé.

Les bois équarris, de 30 à 40 centimètres de tour, étaient placés à 8 mètres au-dessous de la superficie et a 4 mètres au-dessous du niveau de la rivière.

Là aussi je remarque cette boue noire et fétide que j'avais prise d'abord pour de la tourbe, mais qui est un composé de charbon et de cendres où les substances animales entrent, je crois, pour beaucoup; j'en ai conservé des échantillons, il sera facile d'en faire l'analyse.

Dans ces cendres doivent exister des parties provenant de la décomposition des poteries; mais la matière tourbeuse n'entre ici pour rien.

La direction que prenaient les travaux et l'invasion des eaux, à mesure qu'on changeait la place des pompes, ne m% permirent pas de vérifier jusqu'où s'étendaient les assises de bois, ni ce qui pouvait être au-dessous. Les sondages ne rapportèrent que du sable et quelques charbons, dont un de la grosseur d'un œuf de poule.

Peut-être s'y trouvait-il une troisième couche d'urnes cinéraires; j'ai regretté de ne pouvoir m'ra assomt} mais ce fut impossible.

Il faut avoir assisté à ces fouilles pour en comprendre la difficulté; il y a aujourd'hui 3 mètres 1[2 d'enu à cette même place, et nous étions à 1 mètre plus bas, c'est-à-dire à 4 mètres 1{2 au-dessous du niveao» dM deux cours d'eau : la Somme et le canal de transit, ft^w résultait qu'aussitôt que les pompes cessaient d'agir, l'eau montait et délayait ce mélange de cendres, de saUè et de charbon dans lequel on était jusqu'aux genoux, position peu commode pour étudier.

Le 31, nous trouvons quelques firagmens de poterie j le 1®' août, deux dents de sanglier, très-grandes, et deux mâchoires d'ours , les seules qu'on ait rencontrées ici ; j'en donnerai la description. A côté, étaient une petite hache en silex et deux boules taillées, égalemrat ensilez.

Le 2 août , on relève divers os fiiiblement ouvrés et une sorte de poignard en corne de cerf; le 3, deux flfr* ches ou pointes aiguisées , et un autre outil en bois de cerf: c'était une gatne de hache d'une forme insolite^ ou qui n'avait pas été finie. A côté était une hache ébauchée.

Le 4 août est employé à une fouille que je fois fiiira en dehors des travaux. Je trouve deux morceaux de corne de cerf taillés et percés pour collier, qudques autres os travaillés, plusieurs boules en silex taillé»

Le 6 , en examinant des ossemens dits osselets , j'en remarque deux de la grandeur de 8 à 9 centimètres, qai avaient été ouverts et creusés. L'un était vide ; Tautre

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