‹ Antiquités celtiques et antédiluviennes (volume 2)Chapitre 20 sur 30 · DES TERRAINS ENTOURANT ABREVILLE · texte numérisé non relu

DES TERRAINS ENTOURANT ABREVILLE

An omtte de tous les débris et sur l'assise de planches, sont deux gaines en corne de cerf, avec leur hache de pierre. A l'autre bout de la gaine, est une dent de sanglier. Chacune de ces gaines a son manche de bois, Tun brisé, l'autre entier.

Un troisième manche de bois est trouvé à quelque distance. On ne peut découvrir ni sa gaine, ni sa hache; cependant, les recherches ne sont pas inutiles, car elles amènent la découverte d'un instrument en os, d'one forme nouvelle, et celle d'une côte d'un très-gros quadrupède, d'un urus probablement.

Ea juillet, je recueille encore un assez grand nombre d'os ayant trace de travail.

En 1843, les travaux se portent vers les marais qui longent la chaussée conduisant au faubourg de Rouvroy, derrière la poudrière. Il s'agit encore de recrraser les fossés que les alluvions de la Somme ont presque comblés.

On ne trouve d'abord qu'une tourbe très-poreuse, de fonnation peu ancienne, qui ne contient que des débris ou des ossemens modernes.

Parmi ces ossemens, ceux d'une espèce de chira de moyenne taille et à long museau sont surtout abondans : je les ai rencontrés partout , autour d' Abbeville , sur le sol moyen-âge et souvent plus profondément.

Après avoir dépassé la tourbe nouvelle , on traverse une couche de tourbe plus ancienne. Ici on retrouve des poteries celtiques , des charbons ^ peu de silex , encore De portent-ils que des traces douteuses de travail. Le seul morceau digne d'être cité, que j'ai recueilli sur ce

point, est une monture de hache si bien polie que je la prenais pour un fémur ou un tibia de quelque gros mammifère; mais à l'examen je m'aperçus qu'elle était en corne de cerf dépouillée de ses rugosités; c'est la première que je vis ainsi travaillée; depuis, j'eo ai rencontré deux autres.

Ce terrain ne présentait que peu de tessons et pas de haches ni d'assises de bois. J'ai attribué ceci à œ qw, sur plusieurs points, le sol avait déjà été remué, probablement à l'époque où Abbeville fut fortifiée ; ma réoolte ici est donc à peu près nulle.

Je ne suis pas plus heureux dans la coupure de k Somme que l'on continue à 300 mètres plus loin : les fouilles ne produisent rien qui se rapporte à la questicm qui nous occupe.

Le curage des fossés voisins amena un certain nombre de débris d'armes et d'ustensiles, mais tous étaient neufs; il est vraisemblable que ces fossés avaimt été creusés depuis moins d'un siècle.

Les travaux de construction du nouveau quai d'AUie* ville , nécessitaient la mise à sec d'une partie du lit de la rivière. En pratiquant sous ce lit des excavations de 2 à 3 mètres de profondeur, on trouva quelques objM romains et beaucoup du moyen -âge, notamment des fragmens de verreries, de poteries et d'émaux.

Je m'étonnais de ce que la Somme ne noua montrât pas , surtout lorsqu'on attaquait le fond de son lit , (dns^ de vestiges celtiques. On m'avait bien apporté une gfâoe en bois de cerf et une petite hache en porphyre, mais on ne pouvait m'indiquer exactement le point d'où elles provenaient.

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