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vallées entourées de montagnes que le torrent, cherchant une issue, est venu, après avoir balayé la surface, épancher une partie de ses eaux. Ces débris anioncelés annoncent que ce fut là le temps d'arrêt d'un courant et Tentonnoir où il se déchargea da fardeau qu'il entraînait. Partout où il existe un ruisseau débordé, un égout, une gouttière, vous verrez, sur une moindre échelle, un résultat semblable.
La réunion des mêmes objets dans les mêmes gissements ne doit donc pas nous étonner : ceci ne peut être spécial à ce point du globe, il doit en être ainsi dans toutes les parties de la terre anciennement habitée. Je n'ai rien omis pour en obtenir la preuve i à la recherche de ces pierres, j'ai entrepris et exécuté? de longs voyages, et j'ai fait des fouilles partout où. j'ai pu en faire. Je n'ai pas négligé non plus les documents que présentent les collections publiques et particulières, et j'ai visité celles de toutes les capitales européennes. Partout, j'ai acquis par échange ou par achat ce qu'il était possible d'acquérir; à défaut, j'en ai pris des dessins ou des descriptions.
Les récits des voyageurs, de ceux qui méritent confiance, m'ont aussi fourni de précieuses indications. M. Alexandre de Humbold, dans son ouvrage sur les Cordillères, tome ii, pages 146 et 147, s'exprime ainsi : « On trouve partout, en remuant la terre, des
> haches en jade, depuis l'Ohio jusqu'aux montagnes
> du Chili. »
Il est à regretter que cet homme illustre n'ait pu indiquer à quelle profondeur et dans quelle nature de
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terrain on rencoqtre ces haches: mais il doit, ainsi que dans nos contrées, s'en trouver d'origines diverses et, dans le nombre, de fort anciennes et remontant aux races primitives du pays.
Il y en avait anssi qui ne dataient que de la civilisation de ces peuples ou de l'invasion des Astëques; M. de Hambold ajoute: « Les Mexicains et les Péru- M viens se servaient encore de haches de pierre , M -lorsque le cuivre et le bronze étaient assez comli muns parmi eux. >
Il cite ensuite une de ces haches en feld-spath qui est chargée d'hiéroglyphes. J'en possède trois en granit oo porphyre, venant du Mexique, qui sont également ornées de figures; M. Alcide d'Orbigny a aussi recueilli, 4ans les Andes , des haches de pierre d'une origine très-ancirane.
Une petite hache en jade, dont j'ai déjà parlé dans mon premier volume, a été trouvée près de Calcutta. Une autre, absolument semblable, vient des environs de Rome. Une troisième, pareille, sort d'une tourbière de la Somme.
On en rencontre de forme analogue dans le nord , eo Suède, en Danemark, au Groenland et dans l'Amérique septentrionale. J'en ai réuni de toutes ces provenances de nombreux et précieux échantillons, dont je parlerai bientôt.
J'ai pu obtenir quelques pointes de flèches et une hache provenant de peuplades africaines, mais elles sont peu anciennes. Jusqu'à présent, je n'en ai pas trouvé d'antiques : cependant , je sais qu'il en existe
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et quo , dans nos possessions d'Algérie , on en a recueilli plusieurs Fois.
Dans les iles de TOcéanie, dans celles de la mer du Sud , dans la Nouvelle-Zélande et la Nouvelleilollande, on se sert encore aujourd'hui de flèches et de casse-téte en pierre, on en fabrique même. H est À croire que cette invention n'est pas nouvelle chez ces peuples et que,, parmi les instruments dont ils se servent, il n'y en ait de fort vieux qui ont passé de génération en génération.
On ne peut donc douter que, depuis un temps immémorial, on n'ait fabriqué de ces ustensiles, armes et outils de piertre dans toutes les parties de la terre, et qu'ils n'aient été une des premières industries de l'homme. C'est par leur découverte qu'on a reconna que des régions, aujourd'hui inhabitées et peut-être inhabitables, n'ont pas toujours été telles.
Nous croyons donc que, hormis les terres nouT^ lement sorties de la mer ou qui sont privées d'ean, ou bien encore celles que la glace a couvertes , il y a eu partout des hommes, non peut-être à une môme époque, mais successivement et de siècle en sièolew