‹ Antiquités celtiques et antédiluviennesChapitre 21 sur 46 · FIGURES CARACTÉRISÉES PAR L*CEIL · texte numérisé non relu

FIGURES CARACTÉRISÉES PAR L*CEIL

a qui s'éloignent entièrement des individus connus, et qu'on pourrait croire des portraits de fantaisie, mais c'est le petit nombre , et nous reconnaissons dans beaucoup les analogues des espèces vivantes.

Une autre image pourvue d'un œil, quelquefois de deux, est celle des quadrumanes ou d'une espèce ayant des rapports avec nos singes et nos babouins. (PL l**, fig. 5, 9, 15, 18, 19, tome II).

Les figures d'hommes viennent ensuite. Nous e& avons représenté un certain nombre dans notre premier volume, pi. 50, 51 et 52. Depuis, nous en avons dé* couvert d'autres. (Voir n®" 4, 10 et 1 1 , tome II, pi. l"^* Hais pour ne pas trop multiplier les dessins , qui ne peuvent pas toujours donner une idée complète de l'objet) nous engageons les amateurs à venir voir les originaux dans ma collection qui leur sera toujours ouverte.

Sur d'autres ébauches , on aperçoit encore le type humain, mais un peu di&érent de celui d'aujourd'hui. Il s'écarte à la fois des caractères caucasien, africain et mongol. Ceci n*a rien d'insolite, et nous avons déjà parlé du nez gigantesque des Ninivites et des Mexicains.

Parmi ces silex caractérisés par l'œil, il en est où l'on ne peut distinguer cet œil qu'en exposant la pierre au grand jour. La tache ou le creux qui figure œt œil étant d'un silex plus mince ou plus clair ^ reste transparent et laisse passer la lumière. L'œil est ainsi éclairé par une intention bien évidente de l'ouvrier.

En interposant entre l'œil et le jour les silex peu

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^ais et d*iiiie pâte translucide, on pourra fttire de siqgiilières découvertes. J*en ai déj& réuni quelques^ uns qui semblent indiquer une série de signes qui ne se révélaient qu'aux adeptes. On comprend que ce n'est qu'une présomption, et qu'ici l'on ne doit rien affirmer qu'après une étude approfondie.

Ces silex ouvrés transparents sont assez rares. On les trouve, comme les premiers, dans le diluvium, péle-méle avec d'autres silex et des ossements fossiles. Cependant, j'en ai recueilli dans les bancs de tourbe bocageuse. Peut-être même en trouverait-on dans les sépultures celtiques, ce qui ne démontrerait nullement <]ae ces figures ne soient pas d'une époque antérieure. J'ai déjà fait observer que ces peuples, lorsqu'ils rencontraient quelques pierres dont l'apparence bizarre les frappait ou qui avaient un rapport quelconque avec les signes consacrés, ne manquaient pas de s'en emparer, se dispensant ainsi de les confectionner eux-mêmes ou abrégeant leur travail qui se bornait alors à perfectionner les cailloux ayant naturellement la forme qu'ils désiraient obtenir. Cette forme les frappait plus encore, lorsqu'accidentellement un œil s'y montrait: dès-lors, on comprend qu'ils aient voulu l'y mettre lorsqu'il n'y était pas. C'est aussi ce que font nos enfants, qui sont encore le meilleur terme de comparaison quand on veut savoir ce qu'était Tbomme au principe des arts.

En dehors des mammifères, Tanimal où l'œil se montre le plus fréquemment est un saurien dont j'ai réuni plusieurs têtes qui varient de 5 à 25 centimètres de longueur. Toutes ces figures, faites en silex-plaquette,

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ont leur œil bien caractérisé et dessiné par un éclat enlevé dans la pierre : cet œil est ordinairement assez grand.

Il en est de même des têtes d'oiseaux, surtout des oiseaux aquatiques, canards et autres (tome l^'^ pi. 82, et tome II, pi. 1^% n«>* 8, 14 et 16). Leur œil est quelquefois formé par un trou naturel qui traverse la pierre. On voit encore ici que celte pierre est taillée d'après ce trou, dont on a régularisé la place en rharmoniant à la forme de la tête.

Les poissons ont aussi leur œil. On distingue le poisson lune et divers poissons plats. Il y en a dont Tœil est énorme, relativement à la dimension de l'animal , mais c'est Texception : presque toujours l'oeil est d'accord avec l'espèce.

Pour ne pas trop multiplier les descriptions et éviter des redites, je renvoie aux planches n°* 1 et 2 de ce deuxième volume, où, sous les n°^ 1 à 36, on trouvera des figures d'animaux divers, toutes pourvues de leur œil et quelquefois de deux. Ces figures ne forment pas la dixième partie de celles que j'ai pu réunir.

INDUSTRIE PRIMITIVE. TOME 2, CHAP. Xlll.

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