Thurydidc
\'tH i-A riiK (iHr.t.nii;
lapos ouvfii'ts. Suit (]ir('ll('s fiissnil (îll('s-m«*mos entourées de murs, el il \ m ;ivuil rcrlaiiii'inetiL dans ce cas, riaient les meiiihces du corps dont laville riait le centre el le cœur. On les ajijx'lait y.o)[j.y.'. ou y?,'^.z: par opposition au mot tSkiç. Indépendants ])oiir loiii ce ([Ml concernait les affaires locales, les habitants des déniesétaient. lorsqu'il s'a;^issait d'intérêts communs, sul)ord(iiniés aux aulorit(''S urbaines, ettenusde se rendre à la \ille pour assister aux assemblées générales. Kn raison du lien quirattacbait lacanipagnc à laville, tous ceux qui faisaient partie de la Commune sans babiter la -iX-.; n'en portaient pas moins le nom de r.o\'(zx'., ou celui d'à?-;-, là où laville s'appelait àz-j. Cette organisation politique s'étendit successivement dans les diverses parties de la Grèce, mais non d'une manière identique. C'est en Attique qu'elle fut introduite d'abord et le plus largement appliquée. Déjà sous le règne fabuleux de Thésée, Athènes était devenue la seule ville importante du pays, el les localités voisines formaient autant de dèmes. C'est ce qui préserva l'unité politique des bouleversements auxquels aurait pu donner lieu la chute de la monarchie. En Béotie, au contraire, nous voyons à la place des deux anciennes souverainetés do Thèbcs et d'Orchomène', un grand nombre de villes, probablement quatorze, qui composaient tout au plus une confédération d'Etats, non pas un Etat indivisible. Le Catalogue de V Iliade nous présente les Cretois comme réunis tous sous l'autorité d'un seul maître, et plus tard nous les retrouvons partagés en plusieurs Etats indépendants ; mais cette différence doit être attribuée beaucoup moins à l'abolition de la monarchie unique, en supposant que la Crète ait jamais en effet été constituée de cette manière, qu'à des causes particulières sur lesquelles nous reviendrons plus tard. La tradition veut que dans les temps reculés l'Achaïe ait été peuplée par des Doriens disséminés dans des villages (-/.wir^oiv) , et que les villes aient été fondées plus tard par les Achéens, ce qui évidemment doit être interprété en ce sens que, sous la domination
1. C'est ce que dit du moins le Catalogue des vaisseaux. {II. II, iGi-dlô) qui rattache Platée à la monarchie tliéi^aine. Dans la légende d"OEdipe, il est question d'un roi de Platée, contemporain dt^ ce prince : voy. Pausanias, X, 5, § 2.
des Ioniens, les diverses localités au nombre de douze, dit-on, étaient de simples villages [ymij.-x:), reliés entre eux par une résidence royale qui pouvait bien être Héliké, et que lorsque les Achéens prirent possession du pays, les villag^es furent érigés en villes ne relevant que d'elles-mêmes, changement qui dut coïncider avec la chute de la royauté, mais dont nous ne pouvons fixer la date'. On en sait moins encore sur la manière dont furent morcelés d'autres Etats; ce qui estcertain c'est que, en plusieurs contrées, par exemple dans une grande partie de l'Arcadie, il ne se forma que beaucoup plus tard des villes dignes de ce nom. Lorsqu'il est question de y.wy.x'. en Arcadie, il ne faut pas entendre par là des membres subordonnés d'un corps politique, rattachés à une capitale, mais des localités indépendantes les unes des autres, et sans point central, dont quelques-unes seulement se tenaient par le lien très lâche du voisinage". Généralement les vmij.x'. étaient des lieux ouverts et dépourvus de fortifications ; c'est même là une des différences que l'on signale entre la -/Mr^/r, et la tSk'.; ; mais il y a d'autres distinctions, et celle-là n'est pas constante. Il y a plutôt lieu de diviser les /.co[xa'. en deux classes : ou bien elles sont des parties secondaires d'un corps politique, centralisé dans une capitale, ou bien, libres de tout lien, elles n'ont entre elles que les relations inévitables. Une seule exception à cette alternative se présente à Spartf^ : cinq localités voisines et ouvertes, qui pour cette raison sont appelées •/.w;xa'., étaient si étroitement unies qu'on les signalait comme composant une rSh'.ç, par opposition au reste de la contrée.
1. Strabon, VIII, p. 386; Pausanias, VII, c. 1 eL7. — II n'est pas admissible qu'il n'y ail eu en Idut que douze localités dans l'Acbaïe. Cette assertion doit s'entendre de douze localités relaliveraenl iniportaiites, vis-à-vis desquelles les autres élaienl dans le même rapport qu'elles-mêmes vis-à-vis du chef-lieu, siège de la monarchie.
2.Voy.E. Kuhn, diegrieck. Komfnvi'rfus^miii als Mniiinit <lrr Enhrii-krlnnrj des StxdtewesmSy dans le 'Neues IVuùn. )]usrnm, XV (1.S60), p. 1-oS.
lf>0 I.A (.1 II'. (.lUiCnil':
CIIAIMTHK TI{01SII:mK
L oLiGMu.mi;
11 était dans la iialiirc des ohosns que, aprôs la niino de la monarcliio, lo pouvoir toml)àL aux maiiisdo ceux qui en avaient exerc)'' une part sous les lois, c'csl-à-dire des familles nobles, telles qu'il en existait dans les plus p(;lits Etals, qui devaient leur prééminence à rillustration de leurs ancêtres et à l'étendue de leurs possessions. D'ordinaire ces familles faisaient remonter leur généalogie jusque dans les temps antéhistoriques, et citaient comme leurs autenrs ([uelquc héros d'origine divine, dont elles prenaient le nom, à moins qu'elles n'empruntassent celui d'un aïeul intermédiaire, particulièrement célèbre par ses exploits ou qui, pour quelque raison que ce fût, vivait dans la mémoire des hommes. <( Ma famille, dit Alcibiade à Socrate', descend d'Eurysacès, et Eurysacès descend de Zeus. » La famille d'Alcibiade s'appelait en elYet Eurysacide, parce qu'Eurysacès, fils d'Ajax, était le premier de sa race qui se fut établi en Attique. Les Eurysacides auraient été aussi bien en droit de se nommer ^iEacides,d'.'Eaque, fils de Zeus, leur premier ancêtre mortel. De même les Penthilides de Mitylène, qui comptaient parmi leurs aïeux Atrée, Pélops et Tantale .am-aient pu à leur choix s'intituler Atrides, Pélopides ou Tantalides; ils s'en tinrent au nom de Penthilides, parce que Penthilus, fils d'Oreste, les avait amenés de leur patrie dans leur nouveau séjour. Les Bacchiades de Corinthe descendaient d'Héraclès; ils empruntèrent de préférence leur nom a Bacchis, un autre ancêtre plus jeune, en raison de sa célébrité, et parce que la qualification d'Héraclide était trop répandue pour être un signe distinctif. On pourrait expliquer de la même manière les noms d'un g-rand nombre d'anciennes