Hérodote, III, 26; Etymol. Matjn., s. v. '\<7rjTca>aia
5. Etienne de Byzance, s. v. Béwa. Au sujet d'une 6'' série, ajoutée vraisemblablement par Lysimaque, vers l'an 20."), voy. Curtius, dans \' Hermès, IV, p. 221. Connue subdivision de la Iribu, des inscriptions d'Ephèseappar-
\]]H i\ inÉ r,i'.r,i:ori:
ct'llf! (les (Irlt'-imli'S ou ii^^rituilli'uis, doiil litri.^iiif ionit'ntic est un fait iii(liil)iliil)l(' ; mais jdtisiciii's inscii|»li<)iis r<';vi'lt'iit mm syslt'iiie pai'liciiliiT ^\^'. rlassciunil d a|ii't'.s les lit-ux furtilii-s, c'esL-à-dire tl'ajirJîs les dislricLs dans rciicoiiiU' dus(jn(ds étaient en formées dos tours (rj^Yc.)'. (-es tours sont distirij^uées par des noms propres au génitif, dont la j)lupurt, pris évidemment en dehors Ai^ la lanf^ue grecque, accusent une origine carieime ou Ivdicnne. Ou ne peut démêler fj.uel rapport existait entre les lours ou les districts auxquels elles appaitenaient et les Irihus.Nous ne savons pas plus exactement ce (ju'(';lait'nl les syuimories, mentionnées aussi dans deux monuments épigrapliiques avec addition d'un nom de personne, par exemple la symmorie d'Echinos, dont le nom se retrouve ailleurs sous la forme patronymique d"l\!chinades. Il est très vraisemblable que les lermes de z'j'^.[j.oz{y. et de 7ÉV0; sont identiques, et que les mêmes personnages dont les noms servent à distinguer les places fortes étaient honorés comme les ancêtres et les éponymes de certaines (/entes. Les tribus d'origine se divisaient ordinairement en phratries, lesquelles se décomposaient à leur tour en r/entes, qui elles-mêmes donnaientnaissance aux familles ou maisons [zlv.y). Pour les tribus do domicile ; les subdivisions étaient les districts [If^'j.y) et les villages [v.byyx'.). Il n'est pas inutile toutefois de faire observer qu'à Torigine, dans les pays où les habitants étaient répartis suivant leur descendance, les membres de la môme tribu habitaient la même région, et ainsi de suite pour la phratrie et les autres subdivisions, de telle sorte qu'aux divers groupes correspondait une division du territoire en grands et en petits districts. La différence entre les deux genres de tribus n'existait donc, à vrai dire, que dans les principes qui avaient présidé à leur formation, dont l'un était la communauté d'origine vraie ou supposée, l'autre la communauté de séjour. Dans ce cas même, la rigueur de la règle se relâcha, et le citoyen qui transportait son domicile d'un
tenant à l'époque romaine mentionnent la ■/Cwxrjx-'j:, que nous retrouvons à Samos, où les mots IxaToaTÛ; et ylvo; désignaient des parties de la -/O.'.stt-j; ; voy. aussi Vischer, dans le neues Rhein. Musmm, t. XXII, p. 313.
1. Voy. Bœckh, Corpus Inscr. gr., n<» 3078-79 et 3064-66, voy. aussi Giole, Hist. de la Grèce, t. IV, p. 251.
RACES ET CLASSES lo9
district dans un autre n'était pas pour cola forcé do changer de tribu.
Le fait d'appartenir à une tribu, et dans cette tribu, à une phratrie ou à un dême, était partout le signe visible et la condition du droit de bourgeoisie. Il en résultait, là même où les droits étaient très inégalement répartis, certaines attributions civiles et religieuses, communes à tous les membres de la même communauté. La condition des habitants laissés en dehors de la tribu variait suivant les pays. Une partie d'entre eux étaient libres de leur personne, et politiquement même, la seule atteinte portée à leur liberté consistait en ce qu'ils ne pouvaient prendre part au gouvernement de l'État. Ils étaient autorisés d'ailleurs à former entre eux des communautés plus ou moins étendues, et à les administrer avec une certaine indépendance, bien que sous la surveillance de l'auîorité centrale. Ils étaient tenus de payer l'impôt, et astreints à ditïérents services, entre autres au service militaire. Nous serons à même d'observer de plus près une population de ce genre, en étudiant la constitution de Sparte, où elle était désignée sous le nom de Périèques. La situation des habitants qui peuplaient, en Argolide, les districts de Tyrinlhe, de JMycènes, d'Ornée, et d'autres encore^ paraît avoir été à peu do chos(? pies la même. Une partie d'entre eux était môme appelée Péiièquos, d'autres portaient io nom d'Ornéates', qui, particulier d'abord aux babilants d'Ornée, fut appliqué phis tard d'une manière générale à la class(! tout entière. Il n'est pas prouvé cependant que tous les Périèques d'Ai'gos aient été traités exactement do la même manière. Sparte et Argos n'étaienl pas sans doute les seuls ratais où il y eût une population subordonnée, mais les renseignernonts nous manquonl à cet égard, car le nom tloPérièque, qui se rencontre souvent, n'a pas toujours été employé dans le même sens, ainsi (|ue nous le verrons plus tard. Bornonsnous à remarquer (]ue les peuplades soumises au joug des Thessaliens, les Perrhébions, les Magnétos, les Acliéons de la IMilliioliile. les .Maliens, lesO'iléens, les.Knianes el les Dolopos,
1. H.'ruildl,', Vni, 73; voy. aussi 0. MiilhM-, .K<,lnrt., p. 'iS, Durhi; I, p. lOU,
avaieril, iiiM' silii;ilii>ri :ï pou priîs conformo à celle que nous venons (riii(li(jm'r. Ils payaictil riin[)ôl et étaient tenus ;i certaines prestalii>ns, sans participer an Lniuvei'iiernenl «le l'Ktal'. Il y avail toiilelois cette (lillV-reiife ipic la (loiniriatidii desThessaliens était heancinip moins solidement établit! (pie cello des Spartiates et ne s'tîxerca pas lonjonrs avec la même rij^ueur. Les populations (jui lenr étaient soumises, étaient beaucoup moins dépendantes; elles pouvaient faire la guerre poni- lenr compte et conclue' des alliances avec les étrangers.
Kn dehors de la classe asservie au point de vue |M>liliipie, nïais libre personnellement, il existait des esclaves ruraux attachés à la gitîbe, dont les Tliloles sont l'exemple le plus connu. Nous reviendrons ailleurs sur IcsMnoïtes, les Klarotes et les Aphamiotes de Crète, ainsi que sur les Pénestes de Thessalie, que Ton est liabitué à rapprocher des Hilotes. Les Pénestes dont le nom sig-nifie vraisemblablement travailleur^' étaient répandus dans les régions de la Thessalie réellement habitées par les Thessaliens, aussi bien que dans les pays sur lesquels celte nation avait étendu son joug, et descendaient de la population conquise, en particulier des Perrhsebiens, et des Magnètes. On les appelait aussi Thessalictes^, sans doute parce qu'après la conquête ils étaient entrés en accommodement avec les vainqueurs, au lieu d'émigrer, comme avaient fait entre autres les Béotiens de race éolienne. Aux termes de la transaction, ils étaient tenus de payer une rente prélevée sur la terre qu'ils cultivaient, et dont ils étaient partie intégrante, et ne pouvaient refuser le service militaire, s'ils en