‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 13 sur 494 · IL,u, 286 et · texte numérisé non relu

IL,u, 286 et

2. Le poète laisse soupçonner ce motif, mais sans le préciser nulle part. On peut remarquer même qu'il garde te silence clans beaucoup de passages où l'on attendrait des explications.

3. Thucydide, I, 10; voy. Sengebusch, Dissertafioncs Homcricœ, I, p. 1 'i2.

4. On pourrait, si cT'tait ici le lieu, opposer à la défense du Catalogue, que Mure a tentée dans son Hhlnry of thc Langnayc and IJterat. of ariC. Greece, plusieurs arguments dont il n'a tenu aucun compte. '' --■'^^'~-'--'

LA (IRÈCE HUMÉRlnUE 29

La forme de gouvernement que les poèmes homériques présentent comme généralement établie en Grèce est la forme monarchique. Si un Etat peut subsister tant bien que mal sans roi, comme c'est le cas pour Ithaque, pendant les vingt années que dure Tabsencc d'Ulysse, c'est que, en vertu d'une sorte de droit divin, cette île est toujours considérée comme placée sous l'autorité du souverain. La royauté, en etfet, était de fondation divine. C'est Zeus qui, à l'origine, a institué les rois, les conserve sous la garde de sa providence, et transniet l'autorité de père en fils. Tous les rois d'ailleurs descendent de Zeus ou d'autres divinités, d'oi^i leur vient l'épithète de c'.otpîoûç ou z:zyvtit:. Il y a cependant dans chaque Etat, à côté des rois, des chefs en sous-ordre, honorés aussi du nom de [3a7'.Avj£(;, dont l'autorité est également placée sous la protection des dieux et consacrée par les mêmes épithètes'. Il est impossible de constater historiquement l'origine de la royauté, non plus que de la noblesse qui se groupe autour d'elle ; mais il est facile de comprendre, même sans témoignages explicites^ qu'en tous pays, par des moyens divers, suivant les occasions, certains hommes ont du s'élever au-dessus de la foule, et transmettre à leurs enfants la situation privilégiée qu'ils s'étaient faite. La définition d'Aristote, que la noblesse est une possession héréditaire de richesse et de vertu, s'applique aussi à la noblesse des temps héroïques -; mais la séparation des classes nobles et du peuple {if,[j.z:) parait, chez Homère, moins absolue et moins blessante quelle ne le devint plus tard. Dans plusieurs Etats^ les mêmes qualifications honorifiques s'appliquent aux nobles et à des hommes de condition inférieure, le nom d'-i^poç par exemple, quoique réservé de préférence aux princes et aux nobles, est aussi attribué à tout membre honorable de la classe populaire '', et des hommes de condition servile, tels qu'Euniée, chargé de la garde des pourceaux^ et le bouvier IMiilétios, sont appelés sTc. et

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