ArislolP, Polit., V
3. l^olyen, 1, 23, § 1, et VI^ 44. Le récit de Plutarqiie {Qwrst. <jr., u» 47) n'a j)as traita cet événement comme l'ont supposé quelques critiques. Voy. aussi Hérodote, 111, 39.
i. Diodore, Xll, '.), ^ 10. "Hérodote i V, 14) donne à Télys les ijualificalions de SaaiAS'j; et de xû&awoc.
LES TYHAXS 193
des Ariciniens contre Porsenna, il trompa l'espérance des oligarques qui avaient compté pour se débarrasser de lui sur les ciiances de la guerre, gagna l'armée, massacra les membres du Conseil d'Etat et leurs adhérents, accorda au peuple l'abolition des dettes ainsi que le partage des terres, et se fît nommer magistrat suprême, avec un pouvoir absolu. Mais quelques années après, il fut lui-même vaincu et mis à mort par les fils de ceux qu'il avait opprimés et humiliés '. A Rhegium, l'oligarcbie fut également renversée par un démagogue transfuge de la noblesse, Anaxilas'. On ne sait par quels moyens il parvint à la tyrannie. En Sicile, à Léontini, nous trouvons mentionné un tyran nommé Panœtios, qui vivait dès le commencement du vi^ siècle''. Plusieurs autres surgirent dans la même contrée, pour lesquels les indications nous manquent. Nous sommes mieux renseignés sur Phalaris, tyran d'Agrigente, qui chargé de diriger la construction d'un temple en l'honneur de Zeus Alabyrios, fit servir l'ai'niée de travailleurs qu'il avait sous ses ordres à s'emparer du pouvoir'.
Aristote signale à Gela, vers la fin du vi'' siècle, un Cléandros qui eut une mort tragique, et auquel succéda son frère llippocratès, remplacé lui-môme par un prince d'une autre famille, (lélon qui, giàce à ses talents dans la guerre et dans la politique, devint bientôt le souverain le plus puissant de l'ile entière, soumit Syracuse à son autorité, et en fit le siège du gouverneuKîut. Il eut pour successeur son frère Hiéron ^ Tous ces ]»rinces, dans les colonies aussi bien que dans la mère patrie, avaient cela de commun qu'ils devaient leur élévation au ressentiment que l'oligarchie avait entretenu dans le peuple. Aussi leur principale préoccupation était-elle d'ailaiblir la t'acti(Ui (iligarchi([ue et de la mettre hors d'état de relever la tète. Le peuple, au contraire, tant (ju'il ne porta pas ond)rage aux tvrans, eut en générai à se loiu'r du nouveau r(''i;inic. Parmi