llérudole, VU
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ces princes qu'il faut bien s(! ropiL-serilt!!' comme fies hommes doués (lo (jiialitcs l)riilanl(!S, plusirtirs se sont acquis l'ostimc (1(!S ronl('Mi[)Oi'aiMs, non souloniciil par une polilicpio modérée, comme les Orlliagorides à Sycione, Cypsélos àiïorinllie, Pisis- IraU.' à Alhènes, mais aussi [lar leur dévouemenl au bien j)ul)Iic et par leur zèle pour l'ordre et les bonnes mœurs, (pjelquesuns même par les encouragements qu'ils accordèrent aux arts et aux sciences. Aussi de nobles esprits, tels que Pindare et Eschyle, ne dédaignèrent-ils pas de visiter dans leur cour des tyrans qui les accueillaient en amis, et ne leur gardèrent-ils pas rigueur d'une autorité illégitime, il est vrai, mais arrachée à des mains faibles ou indignes et noblement exercée. Il n'en tut pas toujours de même : lorsque les tyrans sentirent dans le peuple une ambition tumultueuse à laquelle ne suffisaient plus les satisfactions obtenues, et qui n'allait à rien moins qu'à réclamer une part active dans le gouvernement, ils cherchèrent le moyen de conjurer le péril. La population agglomérée dans les villes était devenue aussi dangereuse pour eux qu'elle l'avait été pour les oligarques. Afin d'éviter cet encombrement, ils s'efforcèrent de retenir le peuple dans les campagnes, mesure qui à la vérité peut se justifier par de meilleures raisons'. En même temps, ils s'entouraient d'une garde nombreuse, aggravaient les impôts pour la soudoyer, et fermaient les yeux sur ses excès pour s'assurer son dévouement-; une police secrète était organisée, les suspects disparaissaient. Les violences qui purent un instant les maintenir au pouvoir finirent par entraîner leur ruine. Ce ne furent pas, en général, les premiers fondateurs des tyrannies qui furent forcés de recourii à ces moyens, mais les héritiers de leur puissance qui, n'ayant pas le même crédit personnel et ne pouvant réclamer le respect en vertu d'un droit historique, ne voyaient de salut que dans l'abus de la force. Beaucoup aussi étaient des rejetons très dégénérés ; corrompus par l'exercice d'un pouvoir sans
1. Un lit dans Suidas, s. v. rispîavopo; que ce prince avait interdit aux citoyens d'avoir des esclaves, afin qu'eux-mêmes fussent obligés de travailler, et qu" il ne tolérait pas la vie oisive de la place publique.