‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 144 sur 494 · Aristote, Polit., V · texte numérisé non relu

Aristote, Polit., V

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frein, ils s'abandonnèrent à des jouissances aubout desquelles ils ne pouvaient trouver que la haine et le mépris. C'est là surtout ce qui empêcha la domination des tyrans de pousser des racines profondes et amena leur renversement après des laps de temps divers. La dynastie qui, suivant Aristoie *, eut la plus long-ue existence est celle des Orthagorides ; elle se maintint juste pondant un siècle. Puis viennent les (A'psélides qui subsistèrent soixante-treize ans, et les Pisist^i'atides dont la domination, plusieurs fois interrompue, fournit au total une carrière de trente-cinq ans. Le gouvernement de Gélon et de ses successeurs n'en dura que dix-huit ; les autres tyrans disparurent plus vite encore. On n'a en général que bien peu de détails sur la manière dont leur règne prit lin ; il faut se contenter de cette indication vague qu'ils avaient rendu odieuses leur personne et leur autorité, et qu'il en resta une impression profonde dans l'esprit des peuples, si bien que la tyrannie fut réputée le plus. intolérable des gouvernements. Suivant les circonstances, le peuple ou ce qui restait de la faction oligarchique prit les armes. Quel(|ues-uns aussi furent renversés avec l'aide des Spartiates. Là où cette nation prêta son concours, ce fut au prolit de l'oligarchie que s'opéra la révolution, non toutefois sans que des concessions é(juitables aient été faites au grand nondire. Dans les autres Etats, l'élément populaire devint dès lors prépondérant, mais avant d'observer de plus près les progrès de la démocratie, nous devons porter notre attention sur le mouvement (jui^ vers le même temps, se jtroduisil pour la jii'emière fois dans le monde d<'s idées.

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