l'nliL, V, 7, § 21 cLsuiv
J-A cm; (,i(iJoi i;
ciiAiMinr: dixiiimi:
hi:foh.\ii;s iiikohihi i:s
La période diiiaiiL la(jii('ll(' nous voyons la (jii'cc s'cllorcer paildiiL (le secducr le joug de la noblesse est aussi colle ou s éveille la conscience du génie grec dont cet airranchissement est lui-môme une manifestation. On sent dès lors le besoin de rompre avec la routine et d'ouvrir des voies nouvelles en différents sens. Le resj)ert de la tradition fait j)lace àrexamen. L'esprit s'habitue à considérer les choses en elles-ménies et dans leurs rajtports, à les sonmettri! au contrôle de la raison et de la science. Les migrations des peuples qui ahoulii'eiil a la conquête du Péloponèse par les Doriens et à rétablissement de nombieuses colonies dans les îles et sur les côtes de l'Asie- Mineure, furent suivies d'un intervalle de repos qui profita au bien-être général et à la culture des esprits. Les relations pacifiques des peuples devinrent plus actives et plus étendues. Les colonies en contact immédiat avec des étrangers plus avancés en civilisation prirent un développement rapide dont la métropole eut sa part. Grâce aux inlluences réciproquiis qui s'exercèrent incessamment, les horizons s'élargirent, les notions se multiplièrent; l'esprit nouveau ramena sur lui l'attention, absorbée jusque-là par le passé dont un abîme le séparait. La poésie, qui se bornait naguère à recueillir les légendes des vieux âges^ s'ellbrça de rendre les pensées ej: les sentiments qu'éveillait dans rintelligence et dans l'âme le spectacle des choses à mesure qu'elles s'accomplissaient. La poésie didactique ou gnomique et la poésie lyrique prirent le pas sur l'épopée dont les derniers accents s'adressaient moins au peuple qu'aux nobles hommes, fiers de retrouver leurs ancêtres dans les anciens héros, et dont tel ou tel s'était essayé lui-même comme