‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 155 sur 494 · Arislulr, VidH., V · texte numérisé non relu

Arislulr, VidH., V

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i^-^itiiiir (le 1,1 (Iriiionalif. L'nc (lonsliliilioii piircrnoiil liniocr.iliniic est (Idiic Iniii (Irlif l'idiNil de la jiislicc cl risf|,i(' fort de IiiiiiIm'I' (hiiis 1rs ;il>iis Ai' l'olii^arcliie, on rcnnîtlaiit. aux ricliL's (riiiic iiiaiiii'i'c jiliis on moins exclusive le droil (!<• d(''lrnir !<• jionvoir <'L de rcxcrct'i' dans l(Mir iidri'èt pidjnc. Aussi des l»\i^islaU'urs prudents avaicnl-ils lail nne utile dislinrlion : ils divisaient les l'onclions |)nl»rn|nes en di'iix classes, l'ései'vanl les jiltis inijiorlanles au.vlioninies (jui ollraieiil le doii])le avaiila,:je de la t'oriniie el de la capacité, et abaiidoiiiiant les autres à la classe intermédiaire. N'étaient exclus du partage que les pauvres hors d'état d'acquérir l'instruction indispensable. On reconnaissait bien que cette classilication pouvait avoir quelque chose d'arbitraire, mais on estimait que l'on doit se guider sur la règle, non sur les excepiions. Une autre (|nestion se j>résentail : connnent découvrir les citoyens qui individuellement possédaient le mieux les qualités requises? Les anciens législateurs étaient d'avis de laisser le choix au peuple, dont le jugement n'est pas si facile à égarer que l'on pense, ils pensaient d'ailleurs que le peuple obéirait toujours volontiers à des magistrats qu'il aurait choisis, qu'il verrait au contraire avec méliance et supporterait dil'licilemcnt des magistrats imposés'. Cette opinion, sensée en elle-même, n'était applicahle qu'autant que le peuple serait bien inlenlionné, et ({ue la réllexion aurait sur lui plus d'empire (jue la passion aveugle. Dans le cas contraire, les élus étaient, non les plus dignes, mais ceux qui répondaient le mieux aux caprices de la multitude, et les démagogues, habiles à capter ses suH'rages, acquéraient une influence disproportionnée à leur mérite, influence dont ils ne manquaient pas d'abuser pour renverser les obstacles que la Constitution opposait à leurs desseins. Ainsi s'introduisait le genre de démocratie que Polybe appelle avec raison ochlocratie, c'est-à-dire un g-ouvernemcnt où toutes choses sont à la merci de tous, sans acception du mérite, où les questions sont résolues au jour le jour, suivant les fantaisies de la multitude, un g'ouvernement en un mot qu'Alci-

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