‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 164 sur 494 · Ai'islol.!, Pnlil., III, 3. .i; i, (>t Vf, '2. îj · texte numérisé non relu

Ai'islol.!, Pnlil., III, 3. .i; i, (>t Vf, '2. îj

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coiilro I''s parlisaiis Ai- l'olig-arcliie, protégés par Lysandrfî. (>' fui là méino une des raiiscs do sa condarniialion '. Quelques ('\"iii[)les do ce ^orire ne saiiiaicnl iiifii-iner la ^t'^le, el J'aiilciir (lu Irailé sur la Gorislilulion d Allil'ucs, altiihué à Xéno])hon, remanjiie (fiie les Alhénieii.s ont eu lieu rie se repentir tontes les fois qu'ils se sont laissé persuader rie favoriser ^olii5archio^ La lutte des factions qui, durant la guerre, se ranimait à chaque revirement de la forlunc, lii souvent osciller les Etats d'une ('onslitution à l'autre, et chaque fois la faction victorieuse s'ell'orça de réduire pour toujours ses adversaires à l'impuissance. L'esprit de parti étouffait les alTections naturelles et ne laissait plus place au sens moral. Des massacres en masse, exécutés avec la plus horrihle sauvagerie, étaient des événements ordinaires. Thucydide, api<;s avoir raconté les atrocités à faire dresser les cheveux sur la tête que commirent les démocrates vainqueurs à Corcvre. dépeint la démoralisation qui fut l'effet de ces déchirements sous des couleurs telles qu'on ne peut plus retrouver dans une race d'hommes livrée à de semblables égarements aucun des principes d'ordre, do justice, de liberté, surlesquelsdoivent reposer tous les gouvernements'. Les Spartiates restèrent les maîtres, et par suite fut écrasée dans tous les États la démocratie qui avait eu le dessus durant l'hégémonie d'Athènes. A la démocratie succéda un régime oligarchique dans le plus mauvais sens du mot. On établit des collèges composés g-énéralement de dix membres, et pour cette raison nommés clécodarchies, qui se recrutaient, non parmi les hommes les plus considérables, mais parmi les plus violents et les plus à la dévotion du vainqueur'*. Mus uniquement par l'intérêt de leur parti, sans autre appui qu'une garnison commandée par un harmOste envoyé de Sparte, ils nereculèrent^devant aucun excès. On peut citer comme un exemple de cette licence oligarchique ce que Théopompe raconte des violences commises à Rhodes par les

■1. Xénophon, îlellen., II, 4, § 29, et III, 5, § 25.

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