‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 166 sur 494 · Diodore, XV, 57 et · texte numérisé non relu

Diodore, XV, 57 et

i. Aristote, TolU., \,1,% 10.

222 ÎA CITÉ GRFXQIJE

furieuses de !'ex6crablc Di'mos'. » Dans ce déehaînemoni des parlis passiinl allernaLivemeiil du LriomplM; à la défaite, les vaincus devaient s'eslinier heureux d'échapper à lainorl par la fuite ou par l'exil. Le nomhre au(iuel s'élevèrent les déportations en niasse est à peine croyable. Déjà Isagoras avait banni (TAlhènes sept cents familhîs*; après la ifuerre du Péloponèse,Lysandro contraignit le [)rnj)l(' loul entier ;i évacuer l'île de Sainos et à céder la place aux oligarques qu'il rappela de l'exil". Quelques années plus tard, Isociate gémit de ce qu'une seule ville a fourni plus d'exilés et de fugitifs que dans d'autres temps le Péloponèse tout entier'*. Les proscrits cherchaient à se rallier et à rentrer violemment dans leur patrie avec l'aide de secours étrangers, mais pour la plupart, l'unique moyen de salut était de s'enrôler sous la conduite de quelque condottiere et de se mettre à la solde d'un Étal forcé d'appeler des auxiliaires et en mesure de les payer. Les cités grecques étaient de plus en plus disposées à faire faire la guerre par des mercenaires; il était bien plus facile en effet de recruter une armée nombreuse et aguerrie parmi des gens sans feu ni lieu que parmi des citoyens ^ Ce qui ne s'était vu d'abord que par exception et dans des cas particuliers devint la règle. Les mercenaires ne prêtaient pas seulement leur concours à l'armée nationale; ils étaient la principale force des États qui les payaient. Aussi arriva-t-il souvent que des chefs de parti habiles et résolus qui avaient su prendre de l'ascendant sur ces troupes, purent, avec leur appui, s'emparer de la souveraineté. Ainsi firent, à Corinthe, ïimophane qui. peu de jours après, tombait sous les coups de son frère Timoléon, et àSicyone, le démagogue Euphron qui, vers le même temps, s'empara de l'autorité pour en être renversé presque aussitôt^ Dans beaucoup d'autres contrées, on voit établis des

1. Vôy. le Schol. rl'Rschine, mlv. Timovchum, § 39, p. 15 de réditioii de Zurich.

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