Isocrate, Epist. ad PhUippum
6. Plularque, Timok'on, 4; Xénophon, Hellen., VII, I, ?; 44-46.
usurpateurs sur lesquels l'histoire ne fournit aucun détail, mais dont la seule existence prouve que la démocratie poussée au bout de son principe, fut suivie, comme l'avait été Toligarchie, d'une période de gouvernement tyranniqne. Il y a toutefois une diiFérence, c'est que ces tyrannies furent à leurs aînées ce qu'une épidémie pernicieuse est à un état pathologique qui suit son cours régulier. Les premières étaient nées de besoins réels et avaient eu pour effet de renouveler les conditions de la vie politique; celles qui suivirent, absolument stériles pour l'État, sortirent de la décadence et de la dissolution générale, et n'eurent d'autre résultat que de servir les passions intéressées des despotes et de leurs créatures. Peu d'entre eux réussirent à conserver le pouvoir auquel ils s'étaient élevés par la force, la ruse ou l'influence de leur étoile. En Sicile seulement Donys put, grâce au dévouement de ses soldats, à ses talents militaires, et à des mesures aussi habiles que peu scrupuleuses, rester le maître pendant trente-huit ans, et transmettre son pouvoir à son fils qui, dénué d'ailleurs des qualités paternelles, fut bientôt dépossédé. Après un court intervalle, le peuple^ incapable de liberté, trouva dans Agathocle un nouveau tyran que plusieurs autres suivirent à peu de distance. En Grèce, aucune tyrannie n'atteignit une aussi longue durée. Celles qui s'élevèrent avec l'appui des étrangers persans ou macédoniens se maintinrent juste aussi longtemps que ces puissances le jugèrent utile à leurs intérêts; mais il ne peut plus être question d'indépendance et de liberté, à l'exception du court intervalle durant lequel fleurirent les ligues achéenne et étolienne. Les Etats mêmes qui n'étaient pas directement soumis à des princes étrangers ne pouvaient se défendre de subir leur influence, jusqu'au moment oii Rome entraîna la Grèce dans sa sphère d'action. Alors commença une période de repos qui, sans rendre la force vitale à des peuples épuisés, leur permit au moins de végéter sous un régime ipii ne fut pas en général oppressif, et permit (Micore à quelques rejetons attardés de la souche hellénique de s'é|ianouir dans je ilonuiine de la science et de l'art. Après ce tabli'aii rajiide de la Cité grecque, il reste à étudier de plus près les Etats que des renseignements plus nombreux nous meltcnl à même de reconstituer, au
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moins (liins 1rs pliasrs i.rindpalos do leur ."xisliMice. Ces Etais sonl Si.ail.-, la dvle d Alhi'rx'S, apparlonant les deux premiers à la race dnri.'iinr, Ir d.Ti.i.-r à la race ionienne, el rcproduisanl lous Irois, s.. us la iV.rnie la plus saisissante, les raraelères disliiietil's que nous avons .'squiss.'.s plus haut.