‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 172 sur 494 · I-ES HILOTi:S · texte numérisé non relu

I-ES HILOTi:S

au templo couronnés do fleurs, et enlondirenl proclamer leur affrancliissemenl, après quoi tous disparurent, sans que personne pût savoir ce qu'ils étaient devenus'. Des faits analogues, quoique moins monstrueux, se produisirent à plusieurs reprises. Pour maintenir la domination d'un petit nombre sur une immense majorité, tout semblait permis. On n'ignorait pas ce que, dans l'occasion, on pouvait attendre des Hilotes. Ils étaient aux aguets, dit Aristote -, épiant, quelque désastre, et quiconque rêvait le renversement de la Constitution, comme Pausanias dans la guerre Médique, et un certain Cinadon, peu de temps après la g-uerre du Péloponèse, pouvait compter sur leur concours".

Si l'esclavage n'était pas en lui-même un sort intolérable, la loi, quand elle n'était pas agg-ravée par des cruautés de ceux qui l'appliquaient, ne faisait pas aux Ililotes une condition trop dure. Ils étaient chargés de labourer des terres qui ne leur appartenaient pas, mais ils ne devaient aux propriétaires qu'une part déterminée des produits, à savoir 82 médimnes d'orge (un peu plus de40hectolilres) et une quantité de vin et d'huile qu'on ne peut exactement préciser. On ne pouvait, sans s'exposer à la réprobation publique, en demander davantage ; le reste servait à leur ontj"efien\ Nous ne savons ni l'étendue des terres surlosquelles ces redevancesdevaient êtreprélevées, ni le nombre des Hilotes établis dans chaque domaine '\ mais l'intention du législateur était sans contredit qu'ils ne fussent pas foulés outre mesure, et qu'ils n'eussent pas à pâlir. On a vu plus haut que certains Pénestes thessaliens étaient devenus plus riches que leurs maîtres; de même il n'était pas rare de voir des Itiloti's posséder des biens en pnqu'e. Ijors(]ue le roi Cléomènc 111 promit la liberté à tous ceux qui pourraient verser 5 mines, soit environ 470 francs, il ne s'en trouva j)as moins ilc

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