‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 19 sur 494 · Il, 202, el XII · texte numérisé non relu

Il, 202, el XII

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en abondance ; le peuple est heureux sous les lois bienfaisantes (lu souverain '. »

La description du bouclier d'Achille contient une scène dont il n'existe pas un autre exemple, et qui peut donner une idée de la forme en laquelle était rendue la justice-. Deux hommes plaident pour la rançon d'un meurtre ; l'un affirme avoir tout payé, l'autre nie avoir rien reçu. Les Anciens siègent dans l'enceinte réservée, que l'on peut supposer être une partie de l'Agora. Autour se tient une foule nombreuse qui, bien que sans fonctions judiciaires, prend une part active à ce qui se passe. Aussi les plaideurs ne s'adressent-ils pas uniquement aux Anciens, mais à tous les assistants, qui ne craignent pas de se prononcer par des signes bruyants en faveur de l'une ou l'autre partie, d'où leur vient le nom d'àpo)-';!, auxiliaires''. Cet usage rappelle les garants du serment dans l'ancien droit germanique \ avec la différence que les xpor^'z: d'Homère n'encourent pas de responsabilité, et que leur intervention n'est soumise à aucune forme régulière. Les plaideurs sont d'accord pour s'en rapporter à la déclaration d'un témoin {ï-\ '(-y-zy). Les juges, tenant à la main le bâton des hérauts, se lèvent pour opiner, dans l'ordre des sièges qu'ils occupent. Au milieu d'eux sont placés deux talents d'or, destinés sans doule au vainqueur^ Nous retrouvons là quelque chose d'analogue à la -y.px/.y--xco\T, que, chez les Athéniens, chacune des parties déposait à l'ouverture des débats, et dont la perte aggravait, à titre d'amende, la situation du plaideur malheureux [pœna temere lilhjandi). On peut s'étonner que le poète spécifie la matière des deux talents; il y a là probablement une fiction

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