‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 189 sur 494 · Folit., II, 6, i · texte numérisé non relu

Folit., II, 6, i

15. Plularque le dit expressément (A(7/s, 15) probablement d'après Phylarque.

4. Aristote (/. c.) déclare cette contribution peu démocratique ; il est vrai que de son temps, c'est-à-dire après la mort ifEpitadeuse, la misère avait considérablement augmenli-,

5i Yuy. Stobéi-, Flnrili!/., lil. io, S d. |I. p. X5 é.j. Caisford).

LES Sl^ARTIATES ^OO

yyS'.y.. Ils iK' perdaient probablement que ce quou appelait -:X'.- TE-a, c'est-à-dire le droit de prendre part au gouvernement ou à l'administration de l'État et d'élire ou d'être élu aux fonctions publiques. Ils n'en soullraient ni dans leur fortune ni dans leurs affaires; leur persomie restait intacte. Enfin leur indignité ne se transmettait pas à leurs enfants qui pouvaient toujours rentrer dans la classe des c;j,olc'., à la condition d'en rtmiplir les obligations légales,

Xénophon mentioiuie en passant^, avec la qualification de subalternes \^jr.z\}.v.z^n^ , une autre classe de disgraciés, qu'il range avec les Hilotes, les Néodamodes et les Périèques, pai-mi ceux qui souffraient impatiemment la domination de Sparte, et dont les sympathies étaient acquises d'avance à toute tentative ayant pour but de la renverser. Comme cette partie de la population ne saurait être confondue avec celles auxquelles Xénophon l'associe, il serait naturel d'y voir une classe intermédiaire, qui, sans posséder les privilèges de la bourgeoisie, n'aurait pas été cependant ravalée au dernier rang; mais aucun document n'atteste l'existence de ces demi-citoyens qui, dans l'opinion de quelques critiques, pourraient être des Mothaques, des Néodamodes ou des étrangers naturalisés. Si cependant une telle chose avait existé, on ne s'expliquerait pas qu'il n'en restai aucune trace. Les Spartiates déchus pour l'insuffisance di» leur fortune, ou faute d'accomplir h;s prescriptions de ràyor;/^, pouvaient bien sans doute être désignés sous le nom de j-oij-îtovs;, et nous n'avons rien à dire contre, si ce n'est que les hommes dans cette situation n'étaient pas assez nombreux au temps de Xéno]»hon pour être cités comme un parti considérable. \\\\ admettant même que, malgré leur petit nombre, ils eussent [tu ac(}uérir de l'importance, je persiste à croire qu'il dut (.'xister notannnent dans les villes des l*érièquesune classe intermédiaire enti'c les S[)artiates el les populations soumises. S'il est vrai, ainsi que je Tai déiluil de quelques témoignages-, que les Doriens, à mesure ipi ils conquéraient le pays, envoyaient de Sparte chez les vaincus des

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