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LES ROIS

cadastrale, en vue de faciliter le recouvrement do Timpùt. Pour ce qui est des institutions d'où dépend plus directement le fonctionnement de l'Élat, la législation de Lycurgue maintint la royauté, telle qu'elle existait, en la modifiant toutefois par l'adjonction du Conseil des anciens ou Y=poy7(a et par les attributions, fort peu importantes d'ailleurs, qui furent concédées aux assemblées populaires.

$ o. — Les Rois.

La royauté, à Sparte, était partagée entre deux princes', tous deux Iléraclides, mais issus de maisons différentes qui tiraient leur orig-inc d'Eurysthénès et de Proclès, fils jumeaux d'Aristodémos. Ce n'était pas toutefois à ces princes que les deux familles avaient emprunté leurs noms. L'une s'appelait la famille des Agiades ou Agides, du nom d'Agis,iils d'Eurysthénès^, l'autre la famille des Eurypontides, d'Eurypon, petitfils de Proclès. On racontait, pour expliquer le partage de la souveraineté, qu'au moment où il avait été question de faire roi l'aîné des deux jumeaux, leui' mère avait déclaré ne pas savoir elle-même lequel était venu le premier au monde, et que l'oracle de Delphes, consulté à ce sujet, avait répondu de les faire rois tous deux, en se réservant toutefois d'honorer davantage le premier né. Plus tard seulement on découvrit que le premier né était Eurysthénès'', et dès lors la maison des Agiades eut la prééminence sur celle des Eurypontides. P(Mntous les actes essentiels, k's deux ]iriiices étaient cependant surlepiedde l'égalité, mais en général ils étaient peu d'accord, et ce qui a surtout lieu d'étonner, les deux familles ne parais-

1. Les rois spiirliates, oiiln- lu liln* de oXT-./.àç. porLiicnl aussi coliii de Sayoi, conducteurs, de ayo) précédé du di^aninia. Voy. IVeckli, l'nrpiis Insir. gr., l, p. 83, et lioss, altc Lnkrisclif Insrhr., p. 20.

2. La ibrnie la plus correcte est Ai,'iades, de .Xirias. dont Aj^'is n'est ([u'une abréviation.

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